Abidjan, 30 oct 2024 (AIP)- Au total, 53 883 personnes ont été impactées au cours de la phase 2 du Programme de lutte contre la fragilité dans les zones frontalières du Nord, à travers la composante « Insertion professionnelle et emploi des jeunes », pour un budget de 21,9 milliards de francs CFA.
L’information a été livrée, mardi 29 octobre 2024, à Abidjan Plateau, par le coordonnateur du programme, Hermann Nicoué, lors d’une conférence de presse, organisée au ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique.
M. Nicoué a expliqué qu’au cours de l’exercice 2022, ce sont 23 892 bénéficiaires, qui ont été pris en charge, à travers les différents dispositifs d’insertion et d’appui à l’autonomisation (financement de l’entrepreneuriat et la formation etc.), sur l’objectif annuel de 22 912, soit un taux de réalisation de 104,27% pour un budget de 9,6 milliards F CFA.
Sur l’exercice 2023, ce sont 29 991 hommes et femmes qui ont été directement impactés sur un objectif annuel de 30 632 bénéficiaires pour un budget de 12,3 milliards F CFA. Soit un taux de réalisation de 98%.
Ces deux éditions ont contribué à réaliser 82,12% de l’objectif global, qui est de 65 613, de la composante « insertion professionnelle et emploi jeunes » du programme, a-t-il détaillé en compagnie du directeur de cabinet du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Ibrahima Dosso.
Le coordonnateur du programme a également fait savoir que la troisième phase du projet sera lancée le 02 novembre 2024 à Bouna dans la région du Bounkani. Elle prévoit toucher plus de 17000 bénéficiaires.
“Le programme a un fort engouement”, a-t-il ajouté, soulignant que 40 à 45% de femmes ont été touchées par ce projet.
Le programme a été lancé depuis le 22 janvier 2022 par par le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service civique (MPJIPSC), avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers et des autorités locales.
Il est mis en œuvre dans les régions de la Bagoué, du Bounkani, du Folon, du Kabadougou, du Poro et du Tchologo, en raison de leur proximité avec le Mali et le Burkina Faso, en proie aux attaques terroristes.
Il vise, à travers une approche sociale, à côté de la riposte militaire et sécuritaire, à renforcer la cohésion sociale et la résilience économique des populations de ces zones du Nord de la Côte d’Ivoire qui font face aux risques d’attaques terroristes en raison de leur proximité avec le Mali et le Burkina Faso.
(AIP)
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