Abidjan, 11 déc 2023 (AIP)-L’Association des comédiennes africaines de l’image (ACAI), réunie à Abidjan à l’occasion de la 11ème édition du Festival international du film des lacs et lagunes (FESTLAG), les 21 et 25 novembre 2023, a procédé à la création d’une cellule d’écoute pour une prise en charge des cas avérés de comédiennes victimes de violences dans le cadre de leur profession, rapporte un communiqué transmis à l’AIP.
Selon la présidente de l’ACAI, Naky Sy Savané cette plateforme permettra d’aider les femmes du cinéma à faire face à la multiplication des cas de harcèlements et de violences faites dans le milieu du 7ème art en Afrique, en s’appuyant sur les politiques de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) des différents gouvernements du continent et avec le soutien des organisations du secteur cinématographique et des organisations non gouvernementale, etc.
« Les situations de harcèlements et de violences sexuelles auxquelles les comédiennes font face sur les plateaux de tournage peuvent constituer une épreuve brutale pour la suite de leur carrière. En effet, beaucoup de femmes ne savent pas vers qui se tourner en cas d’abus et de violences. Elles préfèrent se réfugier dans le silence », a relevé Naky Sy Savané.
A l’en croire, ce silence prolonge malheureusement l’atmosphère d’impunité qui règne sur cette question dans le milieu du cinéma avant d’annoncer l’élaboration d’une charte du professionnel du cinéma pour la protection des droits des Femmes et de l’intégrité physique des comédiennes.
Pour la présidente de l’ACAI, une femme sur trois dans le monde a été victime de violences physiques ou sexuelles (injures, coups, viols, mutilations, mariages d’enfants, féminicides…)
Comme en France, cette charte, a-t-elle indiqué, doit être ratifiée par tous les producteurs, réalisateurs porteurs de projets cinématographes ayant bénéficié où non d’une subvention publique.
Enfin, pour garantir le fonctionnement de cette cellule, l’ACAI souhaite s’appuyer sur les actions du gouvernement, des organisations du secteur du cinéma, l’ordre des médecins, des femmes juristes et avocats, des journalistes et professionnels des médias etc.
Un numéro vert sera opérationnel dès le 01 janvier 2024 pour réceptionner, en toute confidentialité, les témoignages des femmes en détresse sur les plateaux de tournage.
(AIP)
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