Dabou, 09 déc 2024 (AIP)-Dix-sept organisations de la société civile venues de l’ensemble de la Côte d’Ivoire ont sensibilisées vendredi 6 et samedi 7 décembre 2024 les populations de neuf localités de la région des Grands ponts sur les Violences basées sur le genre (VBG), le féminicide et les actions féministes, pour une prise de conscience.
Cette tournée, initiée par Care International avec le soutien financier de Affaires mondiales Canada, s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme qui ont lieu chaque année du 25 novembre au décembre et dont le thème pour l’édition 2024 est : « Riposter et se reconstruire après les violences ».
Selon la présidente du comité de coordination du projet « Femmes en avant », Loh Christine Kévine, les focus groupes tenus dans les localités de Grand lahou, Irobo, Jacqueville, Lopou, Djidjikro, Toupah, Ira, ont permis des échanges participatifs avec les populations, ponctués de témoignages et de propositions pour mettre un terme aux VBG.
Le mini forum, a-t-elle poursuivi, samedi pour clôturer cette activité de sensibilisation a été marqué par un panel sur différentes thématiques notamment l’égalité homme -femme, l’action féministe, comment faire pour lutter contre les VBG, l’apport de chaque autorité présente pour mettre un terme aux violences.
Dans ce même élan, elle a souhaité que ce changement de mentalité dans l’action contre les VBG s’étende aux leaders communautaires, aux présidentes d’association, aux religieux et même aux organisations pour réduire et aider les survivantes des violences.
Des sujets de discussion sur les tables avec des synthèses sur les sujets de sororité et solidarité entre femmes, actions concrètes et soutiens des acteurs, formation et sensibilisation des forces de sécurité, droit à la santé sexuelle et reproductive ont meublé ce mini forum.
Le secrétaire général de préfecture, Kouadio Denis, présent à l’ouverture, a salué l’engagement de ces associations et promis s’associer à la cause défendue dans l’exercice de ses fonctions.
En 2023, selon les statistiques du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), cplus de 3.000 cas ont été recensés, a conclu la présidente du comité de coordination du « projet femmes en avant ».
(AIP)
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