Dabou, 11 déc 2024 (AIP)- La plateforme des femmes leaders, appuyée par la Commission régionale des droits de l’homme (CRDH) et les directions régionales du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, ainsi que de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a exhorté les femmes victimes de violences de tous ordres à les dénoncer ainsi que leurs auteurs.
Cette recommandation a été faite respectivement par la secrétaire général adjointe de la plateforme des femmes leaders de Dabou, Annick Akré, la présidente de la CRDH, Ablo Rachel et le représentant de la directrice régionale du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), Cissé Abdul Karim, mardi 10 décembre 2024 à la place de la mairie, lors du dernier jour des 16 jours d’activisme, marqués au plan international par la célébration de la journée internationale des droits de l’homme.
Selon les intervenants cités plus haut, la dénonciation est la première étape de la riposte et de la reconstruction après les violences comme l’indique le thème, « Riposter et se reconstruire après les violences ».
Pour Mme Ablo Rachel, « rester cloîtré ne résoudra pas le problème,…commencer à en parler et dénoncer par la suite sont les voix préconisées pour arriver à bout du fléau des violences faites aux femmes. Joignant l’acte à la parole, elle a informé l’assistance de l’ouverture séance tenante jusqu’au 15 décembre de cellules d’écoute en vue de comprendre, conseiller et orienter les victimes vers les structures appropriées pour une prise en charge.
La secrétaire générale adjointe de la plateforme des femmes leaders, Akré Annick, pour sa part, a lancé un appel pressant à la société en général et aux femmes en particulier, d’aider les victimes à se reconstruire et non à se laisser abattre et aller au découragement.
« Une famille sans mère épanouie et respecté est déconstruite», a averti Mme Akré, exhortant à éduquer et sensibiliser à la base, et aussi à privilégier le dialogue dans les relations conjugales.
« Le plus important c’est de reconstruire nos maisons, enseigner l’égalité entre le petit garçon et la petite fille pour que cela rejaillisse sur la société (…) Dans les relations conjugales tout n’est pas rose mais il faut s’asseoir pour parler quand ça ne va pas », a-t-elle conseillé.
Quant au représentant de la direction régionale du ministère de la femme, famille et enfants, Abdul Karim Cissé, il a tiré la sonnette d’alarme sur le fléau des violences basées sur le genre, tout insistant ses effets néfastes, qui ont pour nom, improductivité de la femme.
D’où l’impérieuse nécessité pour lui de dénoncer les injures, les maltraitances, les violences physiques et les mutilations, pour qu’à l’horizon 2030, le phénomène des violences faites aux femmes soient réduites à néant.
Des témoignages de victimes des VBG et partages d’expériences ont meublé la rencontre qui a vu la participation de la deuxième adjointe au maire de la commune de Dabou.
(AIP)
bec/fmo

