Abidjan, 1er jan 2025 (AIP)- Le président de l’Eglise méthodiste de Côte d’Ivoire, Bishop Benjamin Boni, a interpellé, mercredi 1er janvier 2025, à Abidjan, lors du culte de la longue veille au temple Galilée de Plateau-Dokui, la classe politique et la société civile ivoiriennes sur les discours et les propos de nature à cristalliser les positions sur la présidentielle d’octobre.
« Nous observons sur la scène politique, des discours et des propos de nature à cristalliser les positions. Non ! Faisons attention. Prenons véritablement l’option de la réconciliation avant les élections d’octobre 2025 », a lancé Bishop Boni, dans son message épiscopal, à l’endroit des partis politiques, membres de la société civile, chefs coutumiers, leaders religieux, et tous les porteurs de la parole de Dieu, dont il dit mesurer la grandeur de leur responsabilité.
Selon lui, les leaders d’opinion doivent œuvrer à relever avec l’aide du Seigneur, « la dignité » de la Côte d’Ivoire et continuer de la bâtir comme nation « dans l’unité, le pardon, l’amour, la solidarité ». Ceci est pour lui comme « une impérieuse nécessité dans l’intérêt des générations futures » et aucun sacrifice ne sera de trop, et aucune initiative ne doit être négligée dans ce sens.
« L’Eglise demande aux gouvernants et aux membres de la société civile de faire le sacrifice ultime de tendre la main à l’autre, de taire les différends et mettre un terme aux divisions, aux clivages pour rechercher l’unité et l’union. Cela est possible pour le monde et cela l’est encore plus pour notre belle patrie, la Côte d’Ivoire », a souhaité Bishop Boni, se réjouissant des efforts du gouvernement dans le sens de la décrispation avec la libération de prisonniers (illustres), le retour d’exil de certaines personnalités, le dialogue politique, etc.
Pour l’actualité de l’année 2024, il a dénoncé le déguerpissement d’une partie des populations des quartiers pauvres d’Abidjan, les remous en milieu universitaire engendrés par la crise au sein de l’ex-Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), les tensions liées à la conduite du processus électoral, la cherté de la vie et la détresse des familles, les nombreuses pertes humaines causées par l’incivisme sur les routes.
Il a estimé qu’il s’agit d’un tableau sombre dans lequel se greffent les défis de la nouvelle à année à savoir les défis économiques avec la cherté de la vie, la détresse des familles, les défis écologiques avec l’urgente nécessité de protéger notre environnement, les défis en matière de santé, les défis sécuritaires avec la flambée du terrorisme, les défis de dépravation des valeurs avec le déclin des valeurs morales et par-dessus tout, les défis spirituels avec le déni de Dieu.
Chaque année, au cours du culte de la longue veille, la Conférence annuelle de l’Eglise méthodiste de Côte d’Ivoire, par le truchement de son premier responsable, livre un message sur l’actualité du pays.
Avant le message, Bishop Benjamin Boni a tiré son sermon dans le texte de Esaïe 58 versets 1 à 12, un passage qui a été développé autour du thème, « On t’appellera réparateur de brèches ».
(AIP)
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