Abidjan, 15 jan 2025 (AIP)- Le directeur général de la lutte contre la pauvreté au ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Dr Souleymane Fadiga, a révélé mardi 14 janvier 2025, à Abidjan- Plateau que l’incidence de la pauvreté, en 2021, se situe à 54,4% en milieu rural contre 22,2% en milieu urbain.
« La pauvreté demeure un phénomène essentiellement rural en Côte d’Ivoire. En effet, l’incidence de la pauvreté, en 2021, se situe à 54,4% en milieu rural contre 22,2% en milieu urbain. Comparativement à la situation de 2018, l’incidence de la pauvreté a baissé de 2,4 points de pourcentage dans le milieu urbain (24,7%) tandis qu’elle est restée pratiquement stable dans le milieu rural (54,7%) », a déclaré Dr Fadiga, invité de la tribune du Centre d’information de la Communication gouvernementale (CICG).
Poursuivant, il a relevé qu’en 2021, la pauvreté a baissé dans 20 des 33 régions du pays. Les diminutions les plus significatives ont été enregistrées dans les régions du Hambol, du Cavally, du Tonkpi et du Kabadougou, avec une réduction moyenne de plus de 10 % par rapport à 2018.
Cependant, certaines régions, comme le Bounkani, le Folon et la Bagoué, ont été fortement touchées, tandis que les deux districts autonomes ont enregistré une baisse de trois points de pourcentage.
Dr Fadiga a précisé qu’en 2021, toute personne vivant avec un revenu quotidien inférieur à 1 012 FCFA, soit 30 793 FCFA par mois ou 369 516 FCFA par an, était considérée comme pauvre. Quant à l’extrême pauvreté, elle concernait les individus dont le revenu quotidien n’excédait pas 750 FCFA, soit 22 500 FCFA par mois ou 270 000 FCFA par an. Il a également affirmé que la lutte contre l’extrême pauvreté favorise une amélioration de la consommation des ménages, notamment en matière d’alimentation, de santé et d’éducation, selon une étude de Bloomfield en 2024.
« En 2021, le taux de pauvreté monétaire en Côte d’Ivoire était de 37,5 %, marquant une baisse de 1,9 point de pourcentage par rapport à 2018, où il s’élevait à 39,4 % », a t-il ajouté.
Le directeur général de la lutte contre la pauvreté a souligné que des défis majeurs subsistaient pour garantir une inclusion sociale durable notamment, le renforcement des dispositifs d’inclusion sociale, la lutte contre la traite des personnes, la synergie des interventions en matière de solidarité et de développement communautaire, ainsi que la pérennisation des financements.
L’objectif est également d’augmenter le taux d’inclusion financière des associations communautaires à 80 % d’ici 2030 et d’intégrer de nouveaux dispositifs tels que les “Waqf” de la finance islamique.
Le gouvernement a entrepris des projets en faveur de la lutte contre la pauvreté, notamment des programmes tels que le Projet des filets sociaux productifs (PSFP), le Programme multisectoriel d’appui au système national des filets sociaux (PAFS) et le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (SWEDD).
Le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté, a pour mission de réduire les inégalités et les exclusions, tout en promouvant la paix sociale et le dialogue pour renforcer la solidarité nationale et l’éducation à la coexistence pacifique.
(AIP)
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