Bouna, 10 fév 2025 (AIP)– Le substitut résident près la section de tribunal de Bouna, Coulibaly Pan Jean, a adressé une mise en garde à l’endroit des trafiquants et contrebandiers, affirmant la détermination du parquet à lutter sans relâche contre ces pratiques illégales récurrentes dans la région du Bounkani (Nord-Est).
“Nous disons aux trafiquants de commencer à changer de métier”, a-t-il martelé, soulignant que la justice ne fera preuve d’aucune indulgence envers ceux qui s’adonnent à ces activités criminelles.
Cette déclaration a été faite ce lundi 10 février 2025, lors de l’incinération de 18 tonnes de produits pharmaceutiques notamment des médicaments de qualité inférieure, pour la plupart périmés.
Le procureur Coulibaly Pan Jean a indiqué qu’il est impératif de sévir contre les trafiquants de marchandises dans le Bounkani en raison des graves conséquences économiques, sanitaires et sécuritaires qu’engendrent ces activités illicites.
Le chef du parquet de Bouna a fait savoir que la contrebande prive l’État de précieuses ressources fiscales, affaiblit le commerce légal et expose les populations à des produits dangereux, notamment des médicaments de qualité inférieure, des denrées alimentaires impropres à la consommation et des marchandises non conformes aux normes.
Il a souligné que sur le plan sécuritaire, la contrebande alimente souvent des réseaux criminels transnationaux qui exploitent les frontières poreuses du Bounkani pour acheminer divers types de produits, voire des armes, ce qui peut constituer une menace pour la stabilité de la région pouvant dégénérer en conflits et déstabiliser la zone.

Le magistrat a appelé à une mutualisation des efforts entre les forces de sécurité, l’administration et la population pour dénoncer les auteurs de contrebande en signalant les activités suspectes, ce qui permettra de renforcer l’efficacité de cette lutte et de garantir un développement durable pour la région du Bounkani.
Le 21 janvier, six camions en provenance du Ghana, transportant des produits de contrebande et de contrefaçon, dont 18 tonnes de produits pharmaceutiques périmés, ont été saisis sur la base d’une action coordonnée entre le parquet de Bouna, par la brigade de gendarmerie de cette ville et le Comité national de lutte contre la contrefaçon (CNLC).
(AIP)
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