Katiola, 10 fév 2025 (AIP)-Des écrivaines membres du Collège des femmes engagées dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (COFELCO) ont présenté leurs œuvres romanesques comme supports de communication pour intensifier la lutte contre les mutilations génitales féminines dans la région du Hambol, dans le but d’éradiquer l’excision sous toutes ses formes, jeudi 6 février 2025 à Katiola.
Il s’agissait des ouvrages ‘’Mémé, pourquoi m’excises-tu ?’’ de la présidente du COFELCO, Hélène Soungalo épouse Diomandé, de ‘’l’épouse de l’inconnu et une féminité amputée’’ d’Adline Camara, ‘’À chacune sa vie, je t’apprendrai à aimer’’ de Fatym Kaba, et la ‘’Lame de la pureté’’ de Sonia Kossonou.
Lors de la Journée mondiale de la lutte contre l’excision dans le Hambol, Mme Sonia Kossonou, Adline Camara, Fatym Kaba et Hélène Soungalo épouse Diomandé ont précisé que ces livres fournissent des informations essentielles sur les Mutilations génitales féminines (MGF) et leurs conséquences sur la santé physique et mentale. L’objectif est de sensibiliser un large public.
Ces ouvrages incluent également des témoignages relatant les expériences personnelles des femmes, permettant ainsi de créer une empathie chez les lecteurs.
Ils fournissent des arguments pour soutenir les revendications contre les MGF, stimulent le débat en remettant en question les normes culturelles et suscitent une mobilisation communautaire, notamment dans les écoles.
Après une projection sur les conséquences des mutilations génitales féminines, commentée par Dr Koné Penantly, où les classes d’âge, les complications à long terme et les effets psychologiques ont été abordés, il a été révélé que 5 millions de femmes subissent l’excision dans le monde, soit 36,71% des femmes âgées de 15 à 49 ans.
Le parrain de l’édition 2025 de la Journée mondiale de la lutte contre l’excision, Dr Touré Benjamin Nambala, a remercié les femmes écrivaines d’avoir choisi Katiola pour célébrer cette journée, ainsi que le corps préfectoral d’avoir associé son image à cette cérémonie.
Le secrétaire général de préfecture, Assamba Grégoire, a promis que le corps préfectoral accompagnera les écrivaines dans leur lutte contre les mutilations génitales féminines dans la région du Hambol, en affirmant qu’il n’est plus question de pratiquer l’excision.
(AIP)
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