Bouaflé, 11 fév 2025 (AIP)- Des travailleurs d’une société de sous-traitance « EPSA-Ivoire », intervenant dans l’exploitation de la mine d’or de Yaouré à Angovia, dans le département de Bouaflé, ont entamé une grève, depuis mercredi 5 février 2025, pour revendiquer plusieurs améliorations concernant leurs conditions de travail.
Parmi leurs principales revendications figurent le départ de la directrice des ressources humaines (DRH), le versement d’une prime de fidélité et d’une prime mensuelle de logement estimée à 100.000 FCFA pour les ouvriers, 150.000 FCFA pour les agents de maîtrise et 200.000 FCFA pour les cadres. Les grévistes réclament également l’embauche des travailleurs après six mois passés dans cette entreprise sous-traitante.
Ils ont organisé un sit-in près du site minier en portant des banderoles rouges symbolisant leur mécontentement face à ce qu’ils perçoivent comme une injustice au sein de l’entreprise. Le délégué titulaire du personnel, Gombleu Claver, a souligné que cette grève est née d’un sentiment d’inégalité entre les travailleurs locaux et expatriés concernant le versement des primes de fidélité.
« Nous sommes partis d’un mécontentement, d’un débrayage comme on le dit dans notre jargon en raison d’une situation d’injustice qui prévaut. Et cela concerne la prime de fidélité qui est versée après deux ans d’ancienneté que nous n’avons pas encore reçue cette année, jusque-là. Et pourtant les travailleurs expatriés quant à eux ont reçu cette prime », a expliqué M. Gombleu.
Malgré leur volonté d’engager un dialogue avec la direction afin d’aboutir à une solution satisfaisante pour toutes les parties impliquées, ils se sont retrouvés confrontés à des menaces venant de l’employeur qui a même décidé de les expulser du site après l’interruption du travail et la désactivation des badges d’accès.
« On voulait comprendre pourquoi au sein d’une même entreprise, il y a deux points deux mesures. Et c’est dans la recherche de la réponse à cette préoccupation que l’employeur nous a proféré des menaces. Ces propos de menace n’ont pas plu à certains travailleurs qui ont exprimé leur mécontentement (…) L’employeur a mis tous les travailleurs dehors. Lorsque les travailleurs sont sortis, il a désactivé tous les badges d’accès au site », a-t-il ajouté.
Cette situation reste tendue mais les travailleurs espèrent pouvoir discuter avec leur employeur afin d’aplanir ces différends qui impactent chaque partie.
« Nous sommes ouverts au dialogue. Cela a toujours été notre volonté, la volonté des travailleurs et des délégués du personnel pour dénouer cette situation qui n’arrange personne. Que ce soit du côté des travailleurs et de l’employeur », a indiqué le délégué Gompleu Claver.
La direction des ressources humaines de cette entreprise a promis depuis vendredi de réagir par un communiqué qui jusque-là n’est pas encore parvenu à l’AIP.
(AIP)
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