Abidjan, 21 mars 2025 (AIP)- Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a appelé le jeudi 20 mars 2025, ses concitoyens à exercer leurs droits constitutionnels sans compromettre la démocratie du pays, a déclaré le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya.
Selon l’Agence de presse sud-africaine (SAnews), cette déclaration intervient en réaction à une initiative du Cape Independence Advocacy Group, une organisation sud-africaine qui plaide pour la sécession du Cap-Occidental. L’organisation a entrepris une démarche auprès des États-Unis pour soutenir cette cause, une initiative que le président Ramaphosa perçoit de manière pessimiste.
Soulignant l’importance de l’unité nationale, Vincent Magwenya a rappelé que la démocratie constitutionnelle sud-africaine, instaurée en 1994, repose sur un État unique et non racial, garantissant l’unité dans la diversité.
“De Musina au Cap, nous formons une société démocratique unie qui ne doit jamais basculer dans les divisions raciales. Aucune région de notre beau pays ne peut être autorisée à faire sécession”, a affirmé le porte-parole. Le président Ramaphosa encourage ainsi chacun à faire valoir ses droits dans le respect des principes démocratiques, afin de préserver la cohésion nationale et l’intégrité de la nation sud-africaine, a-t-il souligné.
Il a précisé que ces derniers temps, l’Afrique du Sud traverse une période de tensions diplomatiques avec les États-Unis, exacerbées par la promulgation de la loi sur l’expropriation de 2025 et, plus récemment, l’expulsion de l’ambassadeur sud-africain à Washington, Ebrahim Rasool.
Parlant de la promulgation de la loi sur l’expropriation de 2025, le porte-parole de la présidence sud-africaine a expliqué que cette nouvelle loi remplace celle de 1975, héritée du régime de l’apartheid, afin de l’aligner sur les politiques de réforme agraire du pays, tout en respectant les principes de l’ ordre constitutionnel démocratique sud africain.
Cette loi, a-t-il indiqué, instaure un cadre d’expropriation transparent qui vise à concilier les impératifs de justice foncière avec les garanties juridiques essentielles.
Magwenya a également souligné que la loi sur l’expropriation a suivi toutes les procédures légales requises avant d’être adoptée, tout en remettant “fermement” les reproches adressés à l’Afrique du Sud à ce sujet. “Nous sommes une nation fondée sur l’État de droit et attachée aux principes de notre démocratie constitutionnelle. Nous rejetons fermement toute accusation selon laquelle cette loi violerait les droits de l’homme ou entraînerait des expropriations arbitraires”, a-t-il affirmé.
Concernant le retour de l’ambassadeur Ebrahim Rasool, Magwenya a exhorté les formations politiques prévoyant d’organiser des rassemblements à faire preuve de retenue. Il a insisté sur la nécessité d’éviter toute action pouvant être perçue comme provocatrice, afin de ne pas aggraver davantage les relations diplomatiques déjà fragilisées avec les États-Unis.
(AIP)
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