Abidjan, 23 mai 2025 (AIP) – Cinquante-deux véhicules saisis dans le cadre de procédures pénales ont été vendus aux enchères publiques à Attécoubé, lors d’une opération pilotée par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC), dans une ambiance mêlant tension et espoir pour près de 500 participants.
L’opération, qui s’est déroulée sur le site de l’ex-hôtel Sebroko, samedi 17 mai 2025, constitue la 7ᵉ vente organisée par l’AGRAC et visait à transformer les avoirs issus d’activités criminelles, notamment 42 taxis-compteurs, cinq minicars, trois véhicules particuliers et deux utilitaires, en ressources légales destinées à l’indemnisation des victimes, conformément à une logique de justice réparatrice.
« C’était chaud… mais j’ai réussi à acheter un taxi », témoigne avec joie un jeune homme, participant pour la première fois à ce type d’enchères. Un autre candidat, quinquagénaire, qui affirme n’avoir pas de véhicule, dit se préparer pour la prochaine opération
Les enchères, supervisées par les commissaires de justice, Me Olivier Kra Koffi et Me Ané Kouamé, ont duré plus de quatre heures. Le processus permet de libérer des biens devenus inutiles à la procédure judiciaire, susceptibles de perdre de la valeur, tout en redonnant à la société une part des ressources issues du crime.
Outre l’indemnisation des victimes, les revenus générés peuvent également soutenir les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, via des dotations aux institutions judiciaires, sécuritaires et financières.
L’AGRAC, créée pour exécuter les décisions de gel, de saisie ou de confiscation d’avoirs criminels, joue un rôle stratégique dans la restitution sociale des biens illicites. Ses ventes participent d’un modèle de gouvernance fondé sur la transparence et la justice économique.
(AIP)
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