Abidjan, 16 juin 2025 (AIP) – Deux cents auditeurs issus de hautes institutions de l’État, du secteur privé, des collectivités territoriales, de la société civile et des médias ont entamé, lundi 16 juin 2025 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, la deuxième session de formation de l’Académie de la bonne gouvernance et du leadership anti-corruption (ABG-LAC).
Cette session, qui se déroule jusqu’au 20 juin, est organisée par la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG). Elle vise à renforcer les capacités des participants en matière de prévention, de détection et de lutte contre la corruption. L’initiative s’inscrit dans la vision de faire de l’ABG-LAC, créée en 2024, un centre d’excellence sous-régional pour la promotion de la bonne gouvernance.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le président de la HABG, Epiphane Zoro Bi Ballo, a souligné l’engagement de l’État ivoirien à promouvoir la transparence et la redevabilité. “Il revient à chacun de nos gouvernements et particulièrement à celui de la Côte d’Ivoire, de porter les principes de bonne gouvernance et de mettre en place les instruments nécessaires à leur promotion ainsi qu’à la lutte contre la corruption. L’ouverture de cette Académie, ainsi que l’organisation de ces sessions de formation, s’inscrivent dans cette dynamique”, a-t-il expliqué.
Selon M. Zoro, un programme structuré a été conçu afin de doter les ressources humaines issues de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile des compétences nécessaires. Ce programme comprend des modules spécifiques visant à prévenir, détecter et combattre la corruption dans l’exercice quotidien de leurs fonctions respectives.
Il a salué l’implication active des institutions partenaires qui accompagnent le rayonnement de l’ABG-LAC. “Ensemble, nous avons le pouvoir de transformer notre environnement et de faire de la lutte contre la corruption une priorité partagée”, a-t-il conclu, appelant les participants à ériger l’intégrité et la transparence en principes de gouvernance.
La formation, assurée par des experts de l’Académie internationale anti-corruption (IACA), repose sur des modules pratiques visant à renforcer la culture de l’éthique dans la gestion des affaires publiques et privées.
Parmi les auditeurs figurent des représentants de l’Assemblée nationale, du Sénat, de la Cour de cassation, du Conseil d’État, de la Cour des comptes, du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels, ainsi que de la HABG.
La session accueille également 11 participants venus de pays de la sous-région ouest-africaine, notamment du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Ghana, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Cap-Vert, témoignant du rayonnement croissant de l’académie à l’échelle régionale.
L’ABG-LAC ambitionne de former des acteurs engagés pour des sociétés plus intègres et responsables. Elle se donne pour mission de promouvoir une conscience collective et individuelle fondée sur la tolérance zéro à la corruption et l’ancrage des principes de bonne gouvernance.
(AIP)
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