Abidjan, 28 juin 2025 (AIP) – La cheffe de l’unité des partenariats émergents et spéciaux de l’Organisation internationale du travail (OIT), Mme Anita Amorim, a recommandé le renforcement de la collecte de données fiables pour améliorer les systèmes de protection sociale, en particulier en faveur des travailleurs de l’économie informelle.
S’exprimant en ligne, le vendredi 27 juin 2025, dans le cadre d’une conférence régionale à Abidjan dédiée au partage d’expériences entre pays africains, Mme Amorim a souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes de cotisation flexibles, de renforcer les registres socio-nationaux ainsi que les systèmes numériques, tout en incluant les syndicats, les associations et les travailleurs dans les processus de collecte.
« Il est très important d’avoir la voix des travailleurs et des employeurs », a-t-elle affirmé.
Mme Amorim a également insisté sur l’importance de la coopération Sud-Sud, qu’elle ne considère pas comme un choix secondaire, mais comme « une voie d’émancipation collective ». Elle a exprimé le souhait de voir, à l’avenir, des échanges élargis entre l’Afrique et d’autres régions du Sud global : « Une approche Afrique–Amérique latine serait intéressante », a-t-elle suggéré.
Cette conférence régionale, cofinancée par l’OIT et la France, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de coopération Sud-Sud réunissant la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau et le Rwanda, avec la participation du Cap-Vert. Elle vise à renforcer les systèmes de protection sociale en Afrique à travers l’échange de bonnes pratiques et la coopération entre pairs.
Ce projet, intitulé « Partage d’expériences pratiques et conférence régionale de Coopération Sud-Sud (Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Rwanda) (virtuel et en présentiel) », est une collaboration sous l’égide de l’OIT.
La présente initiative vise à promouvoir une assistance pratique entre les pays participants pour renforcer mutuellement leur expertise en matière d’extension de la protection sociale aux travailleurs de l’économie informelle et de formalisation de cette économie, qui représente plus de 85% du secteur d’activité de près de 46,5 millions d’habitants dans les quatre pays concernés.
(AIP)
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