Abidjan, 03 juil 2025 (AIP)-La mission pré-électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a poursuivi, mercredi 2 juillet 2025, ses consultations avec les représentants des partis et formations politiques en Côte d’Ivoire.
Conduite par l’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, le professeur Théodore Holo, la mission s’est entretenue successivement avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), le Congrès pour la démocratie et la paix (CAP-CI), le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et, en fin de journée, avec le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).
Les échanges ont porté sur la qualité du processus électoral, les difficultés rencontrées ainsi que les modalités d’un appui éventuel de la CEDEAO.
L’ambassadeur Holo a insisté sur le caractère strictement technique de ces discussions, qui précèdent toute prise de décision politique. « Nous sommes ici en tant qu’experts, chargés d’analyser les informations recueillies et de formuler des suggestions à l’attention de la Commission », a-t-il précisé.
Il a ajouté que cette consultation vise à évaluer les besoins en matière d’assistance, afin que les élections se tiennent dans des conditions libres, transparentes et apaisées.
« Nous écoutons les différentes parties, puis nous élaborons des recommandations techniques qui seront soumises au président de la Commission, lequel prendra les décisions politiques en concertation avec le président en exercice de la Conférence des chefs d’État », a-t-il expliqué.
Le chef de délégation a également souligné que, bien que la mission ne soit pas habilitée à rendre publics les détails des échanges, elle veille à ce que les élections se déroulent dans un climat de paix, dans le respect des règles démocratiques.
«La démocratie ne concerne pas uniquement les acteurs politiques : elle engage également les citoyens. Ceux qui exercent le pouvoir doivent œuvrer pour la prospérité collective, la stabilité des institutions et la cohésion nationale », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, l’ambassadeur a rappelé que, compte tenu de sa taille et de sa population, la Côte d’Ivoire ne saurait fonctionner selon un modèle de démocratie directe, d’où l’importance de la démocratie représentative, où les élus expriment la volonté du peuple souverain.
Les conclusions de cette mission seront déterminantes pour orienter l’accompagnement régional et garantir un processus électoral conforme aux normes démocratiques. À un peu plus de quatre mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, la Côte d’Ivoire cristallise l’attention politique de la sous-région, au regard de son poids économique et des enjeux du scrutin pour l’Afrique de l’Ouest.
Démarrée le lundi 30 juin 2025, la mission, qui a pour but de recueillir des informations auprès des autorités nationales, des institutions en charge du processus électoral notamment la Commission électorale indépendante (CEI) et le Conseil constitutionnel, ainsi que des partis politiques et de la société civile, s’achèvera le vendredi 4 juillet en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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