Gagnoa, 09 juil 2025 (AIP)- Le ministre-gouverneur du district autonome du Gôh-Djiboua, Louis-André Dacoury-Tabley, a exhorté le lundi 7 juillet 2025, les populations de plusieurs localités de sa circonscription administrative à faire preuve de patience, promettant une nette amélioration de l’accès à l’eau potable d’ici moins d’une année.
« Pour ce qui est des routes, attendez trois mois, et pour l’eau, c’est juste une petite année », a déclaré le ministre-gouverneur à l’issue d’une visite de terrain dans le département d’Oumé. Cette mission visait à constater l’avancement des travaux de réhabilitation de la voie bitumée Gagnoa-Lahouda et du chantier du château d’eau d’Oumé.
Assurant que les engagements pris par l’État sont « irréversibles », même si leur réalisation peut sembler lente aux populations, M. Dacoury-Tabley a reconnu un certain découragement. « Malheureusement, les populations commencent à être lassées, déçues. Mais je leur demande de garder espoir car les choses avancent. »
Il a rappelé que le projet du château d’eau d’Oumé, d’une capacité de 5000 mètres cubes, a été lancé depuis plus d’une décennie, avec un tournant décisif lors de la visite du Premier ministre d’alors, Amadou Gon Coulibaly, en 2018, qui avait relancé les travaux de manière « irréversible ».
Ce projet de renforcement de la production en eau potable s’articule autour de la station de traitement de Kimoukro et du château d’eau d’Oumé, qui servira de point de distribution pour plusieurs localités, notamment Doukouya, Tonla, Djigui et Diégonéfla.
Selon Kouakou Eugène, adjoint au coordonnateur du projet à l’Office national de l’eau potable (ONEP), plusieurs châteaux d’eau dans les localités concernées sont déjà achevés. Celui d’Oumé, dont l’avancement des travaux est estimé à 70%, sera fonctionnel dès octobre 2025 pour un début d’approvisionnement en eau potable.
« Le château d’eau d’Oumé va alimenter les autres localités de manière gravitaire, sans pompage, grâce à sa hauteur qui lui permet de desservir naturellement l’ensemble des ouvrages périphériques », a expliqué M. Kouakou.
Louis-André Dacoury-Tabley a souligné que l’une des missions essentielles du district autonome du Gôh-Djiboua est d’assurer le suivi des projets gouvernementaux et des actions des collectivités territoriales, dans une dynamique de développement durable et inclusif.
(AIP)
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