Guiglo, 12 juil 2025 (AIP) – Le corps préfectoral de la région du Cavally (Ouest de la Côte d’Ivoire), par la voix de la secrétaire générale 2 de préfecture de Guiglo, Sylvie N’Dri Kan, a exprimé son ferme engagement à prendre sa part dans la lutte contre le fléau des stupéfiants et drogues, qui minent la société ivoirienne.
L’objectif étant de préserver l’avenir de cette région, et singulièrement celui de la jeunesse locale.
Mme N’Dri a exprimé cet engagement de l’administration préfectorale du Cavally, à l’ouverture de la conférence publique sur le thème les « Dangers liés au phénomène Kadhafi, et à l’usage et au trafic illicites des stupéfiants et drogues ».
Cette conférence se tenait au 2ème jour de la Journée de sensibilisation sur les dangers liés au phénomène Kadhafi, à l’usage et au trafic illicites des drogues et stupéfiants.
Une initiative de l’antenne régionale de la police des stupéfiants et drogues du Cavally/Guémon, dirigée par le commissaire de police de 2ème classe, Thomas Gbossouna Mlanhoro.
Rappelant que la consommation de stupéfiants et de substances illicites constitue une réalité préoccupante qui affecte l’ensemble des communautés, et plus particulièrement la jeunesse, elle a souligné que les conséquences en sont particulièrement dévastatrices.
Parmi celles-ci figurent notamment l’échec scolaire, la détérioration de la santé, la désintégration du tissu familial, ainsi que la recrudescence des actes de délinquance et de violence au sein de la société.
Pour ce faire, elle a affirmé que, les statistiques en la matière étant éloquentes et interpellant tout le monde, il est du devoir collectif d’agir pour protéger « nos enfants », et protéger le tissu social de la région.
L’autorité préfectorale a souligné qu’à cela s’ajoute le phénomène dit Kadhafi, qui désigne ces actes d’incivisme, de violence et de vandalisme, souvent perpétrés sous l’influence de ces substances prohibées et illicites.
Selon la SG2, ces comportements perturbant l’ordre public et hypothéquant l’avenir de cette région forestière possédant d’énormes potentialités et richesses naturelles sont inacceptables.
Les autorités ne pouvant être et restés indifférents face à ces dérives qui menacent la paix et la cohésion sociale. Elle a mis l’accent sur le caractère unique de l’opportunité qu’offrent ces journées de sensibilisation pour renforcer les connaissances sur ces dangers, briser le silence et encourager le dialogue.
Ces actions en faveur de la lutte contre ces stupéfiants se font à travers l’information, l’éducation et la mobilisation de toutes les couches de la population pour une action concertée et efficace.
Sylvie N’Dri Kan a, en ce sens, lancé un appel à tous, estimant que l’affaire de la lutte contre la drogue et le phénomène Kadhafi n’est pas l’affaire des seules autorités locales, “mais est une responsabilité partagée de toutes les couches sociales et socioprofessionnelles ayant également un rôle crucial à jouer dans la prévention, la détection précoce et l’orientation précoce des jeunes en difficulté”.
De même, elle a exhorté les jeunes, l’avenir du Cavally, à ne laisser personne les entrainer sur le chemin de la perdition, mais à s’investir dans leurs études, le sport et d’autres activités saines et constructives pour s’assurer un avenir radieux.
(AIP)
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