Dimbokro, 22 juil 2025 (AIP) – Cent responsables d’organisations de femmes et de jeunes du département de Dimbokro ont été sensibilisés sur les violences sexuelles, le lundi 21 juillet 2025 à la préfecture, à l’initiative du ‘’Projet d’appui à l’émancipation politique, économique et sociale des femmes et des jeunes’’ coordonné par Mme Coulibaly Camara Tiéplé Fatouma.
Les six types de Violences basées sur le genre (VBG), à savoir les viols, les agressions physiques, les mariages forcés, les dénis de ressources ou d’opportunités, les agressions sexuelles et les violences psychologiques ou émotionnelles, ont été expliqués aux participants à cette rencontre.
« Il faut dénoncer toutes les violences sexuelles subies par les femmes comme les hommes. C’est pour cela que nous disons ‘’zéro arrangement à l’amiable’’ », a déclaré Mme Coulibaly. Elle a exhorté les responsables des organisations de femmes et de jeunes à contribuer à un climat apaisé pour le scrutin présidentiel à venir.
Avec pour objectifs spécifiques la vulgarisation des différentes formes de violences sexuelles, l’incitation de la communauté à dénoncer ces violences et l’implication des leaders communautaires dans la prise en charge des victimes auprès des structures compétentes, cette campagne de lutte contre les violences sexuelles est appuyée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
« On a beaucoup appris au cours de cette rencontre. On va porter l’information à nos membres pour que désormais, aucune violence basée sur le genre ne reste impunie », a promis la présidente de la fédération des associations des femmes agricultrices, avicultrices et commerçantes de Dimbokro, Traoré Peupah Touré.
Le ‘’Projet d’appui à l’émancipation politique, économique et sociale des femmes et des jeunes’’ est mis en œuvre dans cinq régions de la Côte d’Ivoire que sont le Tonkpi, le Haut-Sassandra, la Bagoué, le Bafing et le N’Zi.
« Dès aujourd’hui, vous ne devez plus vous taire sur aucune violence. Quelle soit verbale, physique, psychologique ou sexuelle. Vous taire, c’est tuer la victime à petit feu. Vous devez donc dénoncer par tous les canaux possibles », a recommandé le secrétaire général de préfecture, Aboua Moïse.
Outre le renforcement de capacités, les 100 responsables d’organisations de femmes et de jeunes ont bénéficié d’un appui en matériels d’équipement, en l’occurrence de 50 chaises, d’un ensemble de baffle, d’un ordinateur de bureau et d’une imprimante.
(AIP)
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