Bondoukou, 22 juil 2025 (AIP) – Le sous-préfet de Sorobango, Dago Ouhalé Geneviève, a salué, au cours d’une visite à Kiendi Oualogo, lundi 21 juillet 2025, la résilience exceptionnelle de cette localité, dans le département de Bondoukou, dans la production maraîchère, notamment de tomates, pour l’approvisionnement des marchés nationaux, en particulier ceux de Bondoukou et d’Abidjan.
« Il s’agit d’apporter le soutien de l’État à une localité très battante, très forte, qui fait des merveilles en matière de cultures maraîchères. Ce que fait Kiendi Oualogo pour l’approvisionnement du pays en tomates est remarquable. L’État de Côte d’Ivoire est à leurs côtés », a déclaré Mme Dago, lors d’une visite aux populations.
Pour le sous- préfet de Sorobango, ce déplacement a mis en avant l’importance d’une administration de proximité, à l’écoute des populations, comme vecteur de cohésion sociale et de développement local.
« Il faut s’imprégner des réalités des populations, leur témoigner qu’on est avec elles et qu’on partage leurs efforts. C’est ainsi que naît la confiance et que les projets aboutissent », a-t-elle expliqué.
La production maraîchère de Kiendi Oualogo est portée par la coopérative “Bipêtô”, qui regroupe plus de 355 membres, représentant toutes les familles du village, selon le président de la coopérative, Kouassi Kra. La localité a produit plus de 6 000 tonnes de tomates en 2024, avec une cadence de trois à quatre camions de 22 tonnes tous les trois jours, a indiqué M. Kouassi.
« Nous travaillons dur. Chacun a son champ. La production part à Bondoukou et à Abidjan. Tout le monde y gagne », a-t-il confié. Toutefois, il a plaidé pour un meilleur accompagnement.
« Nous manquons d’eau, d’engrais, de tracteurs et d’un camion de ramassage. Si nous avions un barrage, aucun village ne pourrait rivaliser avec nous », a-t-il souhaité.

Pour le chef de zone de Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), Kongossa Armel, Kiendi Oualogo est un vivier national en matière de cultures vivrières, même en contre-saison.
« Toute la population est impliquée, des jeunes aux femmes. C’est un modèle d’organisation locale qui mérite d’être soutenu », a-t-il souligné.
Kongossa Armel estime que la régularité et le volume de la production témoignent du sérieux et de l’efficacité de l’organisation communautaire.
Outre la production agricole, la coopérative “Bipêtô” s’investit dans le développement local à travers l’appui à la cantine scolaire et la réhabilitation d’infrastructures communautaires. « La terre ne trompe pas l’homme. Nous voulons dire aux jeunes que le travail de la terre est digne et porteur d’espoir », a signifié le président de cette coopérative.
(AIP)
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