Abidjan, 30 juil 2025 (AIP) – Le Comité national de la Zone de libre-échange continentale africaine (CN-ZLECAf) et les autorités ivoiriennes multiplient les appels à un engagement structuré du secteur privé national.
Cette action est menée afin de tirer pleinement profit des opportunités offertes par le marché unique africain, alors que les négociations commerciales poursuivent leur avancée.
À l’occasion d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes et blogueurs sur les mécanismes de la ZLECAf, tenu du mardi 29 au mercredi 30 juillet 2025 à Abidjan, le directeur de la coopération internationale et régionale au ministère du Commerce et de l’Industrie, Tuo Siriki, a insisté sur l’urgence pour la Côte d’Ivoire de se doter d’une politique nationale du commerce extérieur.
Celle-ci devrait intégrer non seulement les volets exportation, mais aussi un cadre réglementaire pour encadrer les importations, en lien avec les organismes de certification. « Il faut veiller à ce que les produits entrant en Côte d’Ivoire répondent à nos normes, comme le font les pays développés avec leurs normes publiques et privées », a-t-il souligné.
M. Tuo a également mis en avant le rôle stratégique des chaînes de valeur régionales, exhortant les opérateurs économiques à travailler en synergie plutôt qu’en ordre dispersé. Selon lui, les coopératives, encore trop dépendantes de financements extérieurs, gagneraient à mieux se structurer pour assumer pleinement leur rôle d’intermédiaires solides.
De son côté, le sous-directeur chargé de l’appui aux négociations, Kouakou Félix, a rappelé que la ZLECAf encourage les regroupements d’entreprises afin de faciliter l’approvisionnement et de stimuler la productivité. Il a invité les PME à sortir de l’informel et à se formaliser pour accéder aux financements et aux marchés africains préférentiels.
Alors que 92% des lignes tarifaires font déjà l’objet d’un accord sur les règles d’origine, certains secteurs sensibles, tels que l’automobile et le textile, demeurent en discussion.
Pour les autorités, l’accélération des ratifications, l’implication effective du secteur privé et une évolution des mentalités constituent des conditions essentielles à la réussite de l’intégration économique africaine.
L’atelier s’est achevé sur des plaidoyers en faveur d’une implication plus intéressante des médias dans la vulgarisation et la promotion de l’Accord de la ZLECAf.
(AIP)
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