Abidjan, 30 juil 2025 (AIP)-La communauté internationale a réaffirmé son soutien à une solution à deux États pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, à l’issue de la Conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question palestinienne organisée sous la coprésidence de l’Arabie saoudite et de la France.
La “Déclaration de New York”, adoptée le mardi 29 juillet 2025 par des pays dont la Türkiye, la France, l’Arabie saoudite, le Brésil, le Canada, l’Égypte, l’Indonésie, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Jordanie, le Mexique, la Norvège, le Qatar, le Sénégal, l’Espagne, le Royaume-Uni, ainsi que l’Union européenne et la Ligue arabe, appelle à « mettre fin à la guerre à Gaza » et à « parvenir à un règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien ».
Le texte souligne l’urgence d’un cessez-le-feu permanent incluant la libération de tous les otages, l’échange de prisonniers palestiniens, le rapatriement des dépouilles et le retrait complet des forces israéliennes de Gaza. Il préconise la création d’un comité administratif transitoire pour gérer l’enclave sous l’égide de l’Autorité palestinienne, afin de garantir l’unification de Gaza et de la Cisjordanie au sein d’un futur État palestinien.
La déclaration insiste sur la nécessité de « mesures décisives » pour la mise en œuvre effective de la solution à deux États, basée sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale palestinienne. Elle défend également l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU comme condition essentielle à toute solution politique durable.
Son annexe appelle à une coopération totale avec les instances judiciaires internationales, notamment la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ), qui enquêtent respectivement sur les crimes de guerre présumés commis à Gaza et sur la procédure pour génocide engagée contre Israël.
Selon l’ONU, l’offensive israélienne lancée depuis le 7 octobre 2023 a déjà fait plus de 60 000 morts palestiniens, tandis qu’au moins 154 personnes, dont 89 enfants, sont mortes de faim dans l’enclave soumise à un blocus et à des bombardements incessants.
(AIP)
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