Boundiali, 02 août 2025 (AIP)- Une équipe du projet d’appui à l’émancipation politique et économique des femmes et des jeunes conduite par sa coordinatrice, Fatouma Coulibaly, a exhorté la population et surtout la gent féminine à dénoncer les violences basées sur le genre (VBG), lors d’une campagne de sensibilisation présidée par la secrétaire générale 2 de préfecture, Samassi Ly Madina.
L’objectif de cette activité organisée le 25 juillet 2025 est de sensibiliser les leaders communautaires sur les différentes formes de violences sexuelles et aussi vulgariser les différentes formes de violences basées sur le genre et les sanctions y afférentes afin d’encourager la communauté à la dénonciation pour la prise en charge des victimes auprès des structures compétentes.
La coordonnatrice du projet, Fatouma Coulibaly, a indiqué que les VBG ne sont pas des faits divers négligeables. Ainsi la responsabilité individuelle ou commune doit engager chacun à briser les facteurs tels que la honte, la peur et les pressions sociales qui favorisent silence autour de ces violences comme le viol, le harcèlement sexuel, les attouchements, les mariages précoces et les mutilations génitales féminines (MGF) qui sont des crimes et des intentions graves punis par la loi en Côte d’Ivoire.
Mme Coulibaly a précisé que la lutte contre les VBG ne doit pas être un slogan, mais elle doit plutôt être une action quotidienne, une responsabilité partagée, une priorité humaine de sorte que la communauté ou les victimes puissent rompre le silence et dénoncer les auteurs vers les structures spécialisées du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, ainsi que les forces de l’ordre pour la justice. Cette dénonciation permettra à un enfant, à une fille et à une femme d’accéder à une autonomisation sociale et économique dans la dignité et dans la paix durable.
Le conseiller technique, Ouassolou Gnékpa, par ailleurs représentant la ministre Nassénéba Touré, a révélé que plusieurs lois sont adoptées au niveau de la Constitution ivoirienne pour renforcer les mesures de protection des vulnérables et surtout les femmes et les enfants. Alors, il a exhorté la population à adopter des comportements responsables pour le respect des droits humains concourant à la protection de la femme et de l’homme.
La secrétaire générale 2 de préfecture a invité les leaders communautaires à être des ambassadeurs auprès de leurs communautés respectives et dans leurs différentes localités pour briser le silence et contribuer à l’éradication de ces phénomènes de violences basées le genre qui constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux et à la dignité humaine.
(AIP)
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