Abidjan, 19 nov 2025 (AIP) – L’incertitude sécuritaire persistante en République démocratique du Congo (RDC), pays confronté à des opérations militaires principalement dans sa partie orientale, continue d’accentuer les besoins urgents en assistance multisectorielle, a déploré l’Organisation des Nations Unies (ONU), mardi 18 novembre 2025.
« L’incertitude sécuritaire persiste dans l’ensemble du territoire, accentuant les besoins urgents en matière de protection et d’assistance multisectorielle », a affirmé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
L’agence onusienne qui fait état d’une « situation extrêmement volatile », insiste sur plus de 55 civils tués lors des attaques armées à Lubero (province du Nord-Kivu, Est) et plus de 125 000 personnes ayant bénéficié d’une assistance alimentaire dans le territoire de Rutshuru (Est).
OCHA dénonce par ailleurs une intensification des violences entre groupes armés au mois d’octobre 2025, affectant plusieurs villages dans différentes zones de santé. L’organisation rapporte la mort d’une dizaine de civils, l’incendie de centaines de maisons et des déplacements massifs de populations.
Face aux affrontements opposant l’armée congolaise au Mouvement du 23 Mars (M23), qui secouent particulièrement l’Est du pays, les deux parties ont signé, samedi dernier, au Qatar, une feuille de route préalable à un accord de paix.
Créé en 2012 par d’anciens membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), à la suite du non-respect d’un accord de paix de 2009 signé avec le gouvernement, le M23 — que le Rwanda et l’Ouganda sont régulièrement accusés de soutenir — affirme lutter pour la défense des intérêts de la communauté tutsie, qu’il estime marginalisée.
(AIP)
jco/eaa/cmas

