San Pedro, 20 nov 2025 (AIP) – La région de San Pedro (Sud-Ouest ivoirien) participe à la 30e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP30) qui se tient à Belém (Brésil), en portant un projet axé sur la « territorialisation de l’action climatique », présenté par le premier vice-président du Conseil régional, Gilles Dienot Gueu, chef de la délégation.
En s’appuyant sur le thème « Territorialisation de l’action climatique : enjeux et opportunités pour les régions et districts de la Côte d’Ivoire », M. Gueu a présenté, lors d’un panel, la feuille de route détaillée du Plan Climat de la région de San Pedro.
Ce Plan s’articule autour de plusieurs piliers stratégiques : le tourisme durable et l’écotourisme comme leviers de développement économique, l’aménagement forestier durable, enjeu crucial dans un pays ayant perdu près de 80 % de son couvert forestier et visant à en restaurer 30 % d’ici 2030, la sécurité alimentaire et la résilience des populations vulnérables, ainsi que le renforcement des capacités et la promotion de nouveaux emplois verts.
Présentés comme des projets porteurs et générateurs d’impacts positifs, ces axes répondent aux exigences sociales, économiques et environnementales actuelles. Ils s’inscrivent également dans les appels renouvelés à une réforme de la finance climatique et à un accroissement des investissements dans l’économie verte, formulés au cours de cette COP.
L’un des atouts majeurs mis en avant par la région de San Pedro s’inscrit dans une dynamique nationale. La première Aire Marine Protégée (AMP) de Côte d’Ivoire, située dans la sous-préfecture de Grand-Béréby. Ce site de 272 375 hectares, officiellement créé pour préserver des écosystèmes marins riches (mangroves, récifs, herbiers), constitue un pilier essentiel de la stratégie nationale face aux défis de la biodiversité et du changement climatique.
Intervenant lors d’un panel sur les AMP, le directeur de la planification à l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), Diarrassouba Issa, a souligné que la région de San Pedro peut s’appuyer sur cet instrument majeur pour développer la finance bleue et renforcer la résilience côtière.
Cette COP30, qualifiée de « COP de l’action collective au service du bien commun », marque le lancement du nouveau cycle des Contributions déterminées au niveau national (CDN) pour 2035. Elle se veut la « COP de la mise en œuvre », en encourageant les solutions concrètes et les coalitions d’acteurs. Dans ce contexte, l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales, réaffirme sa volonté d’être un pourvoyeur de solutions et réclame une justice climatique et financière.
(AIP)
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