Abidjan, 21 nov 2025 (AIP) – Le Bureau exécutif national du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de Côte d’Ivoire (BEN–SYNAGOCI) a dénoncé, mercredi 20 novembre 2025, la convocation de l’assemblée générale de la Société savante de gynécologie et obstétrique de Côte d’Ivoire (SOGOCI).
Selon le syndicat, cette convocation, émise par le mandataire judiciaire désigné par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau depuis le 12 juin 2025, a été communiquée de manière informelle seulement neuf jours avant l’événement.
Dans un communiqué reçu par l’AIP, le BEN–SYNAGOCI déplore des irrégularités graves, notamment la convocation tardive et non formalisée, la mainmise du bureau exécutif sortant sur le processus électoral et le manque d’impartialité du mandataire judiciaire. Le syndicat rappelle que la SOGOCI, en 21 ans d’existence, n’a connu que deux présidents de bureau exécutif, en violation des statuts et règlements internes, créant un vide juridique et une gouvernance opaque.
Le syndicat met en garde contre un processus qui pourrait diviser la profession, opposant une minorité de 68 membres à l’ensemble des gynécologues-obstétriciens ivoiriens, et qualifie toute tentative de normalisation biaisée de « cataplasme sur une jambe de bois ».
Le BEN–SYNAGOCI demande la révocation immédiate du mandataire judiciaire pour suspicion de collusion et partialité, le report de l’assemblée générale afin d’assurer une organisation conforme aux textes de la SOGOCI, et l’exclusion du bureau exécutif sortant de toute organisation de l’AG.
Le syndicat invite tous les gynécologues-obstétriciens à rester mobilisés et à se tenir prêts pour un mot d’ordre à venir, affirmant que « seule la lutte paie », et insiste sur le respect strict des statuts et du règlement intérieur, toute modification relevant uniquement d’une assemblée générale ordinaire.
(AIP)
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