Bouaké, 02 déc 2025 (AIP)- La Ligue ivoirienne des droits des femmes (LIDFE) a organisé, du lundi 1er au mardi 2 décembre 2025 à Bouaké, un atelier de renforcement des capacités au profit de 25 jeunes hommes et femmes sur la sécurité numérique et la prévention des violences en ligne liées au genre.
Tenue dans la salle de conférence de l’American Corner du Campus 2 de l’Université Alassane Ouattara (UAO), l’activité s’inscrivait dans le cadre du projet « Femmes, Paix et Sécurité » et de la campagne internationale des « 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles ».
La responsable d’activités de la LIDFE, Dongo Fleur-Candice, a indiqué que cet atelier vise à réduire la vulnérabilité des jeunes face aux risques liés au numérique et à promouvoir un usage responsable des outils technologiques. Selon elle, les violences numériques peuvent avoir des répercussions sur la vie sociale, professionnelle et sur la participation citoyenne, d’où la nécessité d’outiller les utilisateurs fréquents des réseaux sociaux.
Animée par Priscille Aboh, consultante-formatrice en droits des femmes et leadership féminin, la formation a abordé l’introduction à la sécurité numérique, la typologie des violences en ligne et l’analyse des stéréotypes relayés sur les réseaux sociaux. La consultante a présenté les dispositifs de prévention, les mécanismes d’identification et les démarches de réaction face aux cyberviolences. Elle a également exposé les principales dispositions légales applicables en Côte d’Ivoire en matière de violences numériques, ainsi que des modules sur la gestion du stress en ligne, l’engagement citoyen et le rôle des jeunes dans la prévention des violences fondées sur le genre.
Priscille Aboh a rappelé aux participants que les interactions sur les réseaux sociaux peuvent avoir un impact direct sur la vie des internautes. Elle a, par ailleurs, évoqué le thème national de la 35e édition des 16 Jours d’activisme, « Tous unis contre les violences numériques et les féminicides : prévenir, protéger, dénoncer », et exprimé son souhait de voir le féminicide codifié dans le droit ivoirien afin de permettre des sanctions adaptées.
L’une des participantes, Anita Konan, a estimé que la formation lui permet d’acquérir des connaissances en matière de sécurité numérique, de protection personnelle et d’engagement dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
Selon l’organisation, cette session de formation vise à renforcer la contribution des jeunes aux actions de prévention et de protection en matière de violences numériques dans le cadre du projet national.
(AIP)
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