Tengréla, 5 déc 2025 (AIP)– Les acteurs du développement local de la région de la Bagoué se sont réunis à Tengréla puis à Boundiali, les 2 et 3 décembre 2025, pour participer à des ateliers de restitution consacrés aux résultats d’une importante étude socio-hydrographique menée sur le bassin versant de la Bagoué, en vue d’accélérer sa restauration.
Ces rencontres visaient à favoriser l’appropriation des conclusions de l’étude et à définir des actions concrètes pour l’amélioration et la sauvegarde du bassin.
Ressource vitale pour l’agriculture, l’élevage, la pêche et plusieurs activités économiques, le bassin versant de la Bagoué est aujourd’hui confronté à une dégradation préoccupante. Le chef du projet SECORCI2, Hippolyte Sib, a rappelé l’ampleur des menaces qui pèsent sur cet écosystème fragile.
« Le bassin subit une forte dégradation, marquée par l’ensablement du fleuve, la pollution liée à l’orpaillage, l’obstruction des écoulements, la pression agricole, la disparition des forêts riveraines et, en conséquence, la baisse de productivité des cultures », a-t-il expliqué.
À l’issue des travaux, le chef du projet SECORCI 2 a indiqué que les parties prenantes disposent désormais d’une vision plus claire de l’état du bassin et de l’urgence de sa restauration. Selon lui, elles se sont engagées à intégrer les recommandations dans leurs actions et dans la planification territoriale afin d’assurer un avenir durable au bassin versant de la Bagoué.
L’équipe du Pr Goula Bi a conduit une étude approfondie visant à analyser l’état hydrologique, environnemental et socio-économique du bassin, identifier les facteurs de dégradation et proposer des mesures de restauration.
Les ateliers ont permis de présenter les principaux résultats ainsi que les recommandations prioritaires de l’étude. La démarche participative adoptée a facilité une compréhension commune des enjeux et des solutions nécessaires à la préservation du bassin versant de la Bagoué.
Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du projet SECORCI2, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’ONG Coginta, dont l’objectif est de sécuriser, professionnaliser et valoriser l’exploitation aurifère artisanale dans le Nord de la Côte d’Ivoire.
Les rencontres ont réuni les autorités administratives, les services techniques déconcentrés, les chefferies traditionnelles, les leaders communautaires, les organisations de jeunesse et plusieurs ONG.
(AIP)
kdk/ad/haa

