Abidjan, 9 déc 2025 (AIP) – Ecobank Côte d’Ivoire et la galerie Studer ont signé une convention stratégique visant à lancer la première offre d’Art Banking du pays, une innovation qui positionne Abidjan comme un pôle émergent de la gestion de patrimoine adossée au marché de l’art en Afrique de l’Ouest.
L’initiative marque une étape majeure dans la structuration de l’investissement artistique en Côte d’Ivoire, au moment où le marché de l’art africain connaît une croissance soutenue. Selon le cabinet ArtTactic, les ventes annuelles dépassent désormais 70 millions de dollars, soit deux fois plus qu’en 2016.
« Le marché de l’art africain atteint aujourd’hui des niveaux historiques. Il était donc temps d’offrir aux collectionneurs un cadre bancaire adapté à ce marché en plein essor. Avec l’Art Banking, nous consolidons notre rôle de partenaire des patrimoines en Afrique, en réunissant expertise financière et valorisation culturelle dans une approche intégrée et tournée vers l’avenir », a déclaré le directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard.
Dans ce cadre, Ecobank mettra à disposition des espaces premium destinés à accueillir expositions, rencontres et événements autour de l’art contemporain. Au-delà de la dimension esthétique, ces espaces offriront un environnement propice à la réflexion sur l’intégration des œuvres dans une stratégie patrimoniale durable.
L’offre proposera également un accompagnement personnalisé comprenant la sélection d’œuvres authentifiées, des processus de certification renforcés et des outils d’analyse permettant de positionner chaque acquisition dans une vision cohérente de gestion de patrimoine.
Pour la galerie Studer, ce partenariat apporte une assise institutionnelle qui sécurise davantage le parcours des collectionneurs et renforce leur accès à des services financiers adaptés aux enjeux du marché de l’art. Il inscrit surtout l’acte de collectionner dans une logique de long terme en reliant expertise curatoriale et stratégie d’investissement.
« Ce partenariat représente une étape logique pour structurer l’accès au marché de l’art et rassurer les hauts patrimoines ivoiriens et africains qui souhaitent investir dans la création, mais manquent souvent d’outils pour le faire sereinement. En réunissant ces deux expertises complémentaires, nous pouvons désormais accompagner cette demande et soutenir durablement les artistes que nous défendons en Côte d’Ivoire, sur le continent et à l’international », a expliqué Guillaume Studer.
La convention a été signée mercredi 26 novembre 2025 à Abidjan, souligne la note d’information transmise à l’AIP.
Cette initiative conjointe repose sur une conviction commune : l’art n’est plus seulement un bien culturel, mais un actif stratégique permettant d’anticiper et de préparer l’avenir.
(AIP)
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