Abidjan, 9 déc 2025 (AIP) – Le consortium ivoirien engagé dans la campagne internationale « 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre » a organisé, mardi 9 décembre 2025, une activité communautaire axée sur la prévention des violences en ligne et hors ligne, ainsi que sur l’accompagnement des survivantes.
Cette action qui s’inscrit dans une dynamique nationale visant à mieux protéger les femmes et les filles face à la montée des violences numériques, a pour thème « Un clic peut blesser, un mot peut humilier, un coup peut tuer : mettons fin aux violences en ligne et hors ligne contre les femmes et les filles ».
La responsable des projets spécifiques et directrice des programmes par intérim de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (AIBEF), Hortense Akroman, a exhorté les jeunes à privilégier un usage responsable du téléphone portable, « pour faire du bien et mieux communiquer, et non pour blesser ».
L’activité a mobilisé des psychologues, juristes et gynécologues afin d’offrir un accompagnement holistique aux survivantes et de sensibiliser élèves, parents, associations féminines et organisations de jeunesse.
Depuis 2025, Carrefour International et SUCO, deux organisations canadiennes engagées dans la promotion de l’égalité de genre, soutiennent un consortium composé de l’AIBEF, du CEF-CI, du GFM3, de LEADAFRICAINES, du MEFE, de l’OSCN, de l’UNFPA, du RIDDEF et de WILDAF-CI pour conduire la campagne à travers tout le pays.
Pour l’édition 2025, l’AIBEF assure le rôle d’organisation lead.
Un panel académique et citoyen s’est tenu le 3 décembre à l’INSTEC autour de deux sous-thèmes que sont « Un clic peut blesser : réguler, éduquer et responsabiliser à l’ère de la violence digitale », « Briser le silence : prévenir, signaler et prendre en charge les violences en ligne et hors ligne ».
Afroféministe et fondatrice de l’ONG Stop au chat noir, Mme Bénédicte Joan a rappelé que les violences physiques, sexuelles, verbales, psychologiques ou numériques peuvent entraîner des conséquences durables, voire mortelles.
La directrice par intérim de l’AIBEF a, pour sa part, réaffirmé l’espoir de voir les jeunes et les communautés adopter des comportements numériques responsables, respectueux de la dignité et de la sécurité des femmes et des filles.
Lancée en 1991 lors de l’inauguration de l’Institut international pour le leadership des femmes (IWL), la campagne des 16 Jours d’activisme se déroule chaque année, du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée des droits humains). Elle vise à mobiliser institutions, organisations et communautés pour prévenir et éliminer toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.
(AIP)
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