Abidjan, 11 déc 2025 (AIP) – Amnesty International accuse le Hamas, parti politique et groupe armé palestinien, d’avoir commis des crimes contre l’humanité lors de l’offensive menée contre Israël le 7 octobre 2023, dans le cadre du conflit israélo-palestinien.
Selon l’organisation de défense des droits humains, « des groupes armés palestiniens », principalement le Hamas, « ont commis des violations du droit international humanitaire, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » au cours des attaques lancées dans le sud d’Israël à partir du 7 octobre 2023. Amnesty International affirme notamment que le Hamas a retenu des otages selon « un plan explicitement formulé par sa direction ».
Le rapport évoque des actes constitutifs du « crime contre l’humanité d’extermination » visant des civils, ainsi que des cas d’« emprisonnement, de torture, de disparition forcée, de viol et de diverses formes de violences sexuelles ».
L’ONG souligne toutefois avoir pu interroger un seul survivant des attaques, reconnaissant ne pas être en mesure d’en déterminer précisément « l’ampleur ou l’étendue ». Les attaques du 7 octobre ont causé la mort d’environ 1 221 personnes côté israélien, majoritairement des civils.
En riposte, la campagne militaire israélienne menée dans la bande de Gaza aurait fait plus de 70 369 morts palestiniens, selon le ministère de la Santé local placé sous l’autorité du Hamas.
Dans son rapport de 170 pages, Amnesty International met également en cause le Jihad islamique palestinien, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, ainsi que certains civils palestiniens non affiliés.
Le 2 décembre 2025, le Hamas a proposé de « geler » son armement en échange d’une trêve « à long terme », se disant favorable à la présence d’une force internationale de maintien de la paix à la frontière palestino-israélienne.
En mai 2024, la Cour pénale internationale (CPI) avait émis des mandats d’arrêt visant Ismaïl Haniyeh, alors chef du Hamas, Mohammed Deif, chef des Brigades Al-Qassam, ainsi que Yahya Sinouar, dirigeant du Hamas à Gaza, les considérant comme les principaux responsables des attaques du 7 octobre 2023.
(AIP)
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