Abidjan, 11 déc 2025 (AIP)- La Confédération des États du Sahel (AES) a dans un communiqué, ordonné à ses forces de défense aérienne de neutraliser tout aéronef violant son espace aérien, une mesure exceptionnelle annoncée à la suite de l’incident impliquant un C-130 de l’armée de l’air nigériane posé d’urgence au Burkina Faso.
L’appareil, qui transportait dimanche 7 décembre 2025, 11 militaires, ne disposait d’aucune autorisation de survol, comme l’a confirmé l’enquête menée par les autorités burkinabè.
Condamnant « avec la plus grande fermeté » cette intrusion qualifiée d’« acte inamical », l’AES a dénoncé lundi 8 décembre, une violation manifeste du droit international et des règles régissant l’aviation civile et militaire.
En conséquence, la Confédération a placé l’ensemble de sa défense aérienne et anti-aérienne en alerte maximale.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la déclaration du Collège des chefs d’État du 22 décembre 2024, qui prévoit une réponse immédiate et ferme contre tout aéronef non autorisé.
L’AES justifie ce durcissement par la nécessité de préserver la souveraineté de ses États membres, l’intégrité de leur territoire et la sécurité des populations.
La déclaration est signée par le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la transition du Mali et président en exercice de la Confédération des États du Sahel.
( AIP)
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