Abidjan, 3 jan 2026 (AIP)-Plus tôt dans la journée du samedi, plusieurs fortes explosions ont retenti dans la capitale, accompagnées de sirènes d’alerte aérienne, tandis que des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient d’épais panaches de fumée s’élevant de plusieurs quartiers.
Selon des responsables américains cités par CBS News et Fox News, le président Donald Trump aurait ordonné des frappes contre des installations militaires et civiles au Venezuela.
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a confirmé avoir mené une frappe « de grande ampleur » et affirmé que le président Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés et exfiltrés hors du pays.
Le vice-président du Conseil de la Fédération russe, Konstantin Kossatchev, a qualifié ces frappes d’« infondées » et de violation du droit international, ajoutant que la « majorité mondiale prendra résolument ses distances avec l’attaque contre le Venezuela ».
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a annoncé qu’une déclaration officielle de Moscou serait publiée prochainement.
Plusieurs pays de la région ont dénoncé ces frappes. Le président cubain Miguel Díaz-Canel a qualifié l’opération de « terrorisme d’État contre le peuple vénézuélien et contre l’Amérique » et a demandé une réaction internationale urgente.
Le président colombien Gustavo Petro a rejeté toute action militaire unilatérale susceptible de mettre en danger les populations civiles.
Au Royaume-Uni, des parlementaires de différents partis ont dénoncé une « attaque illégale » et une « tentative de contrôle des ressources pétrolières vénézuéliennes ». Certains ont comparé l’intervention américaine à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, soulignant l’absence de base juridique et de mandat de l’ONU.
Face à cette escalade, le gouvernement vénézuélien, par la voix du ministre des Affaires étrangères Yvan Gil, a dénoncé « une agression militaire extrêmement grave » et déclaré l’état de troubles extérieurs sur tout le territoire national.
L’Union européenne à quant à elle, appelé à la retenue. La cheffe de la diplomatie Kaja Kallas a rappelé que « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés » et a souligné l’importance d’une transition politique pacifique au Venezuela, où le président Maduro « manque de légitimité ». L’UE suit de près la situation et insiste sur la sécurité des citoyens européens présents dans le pays.
( AIP)
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