Abidjan, 04 jan 2026 ( AIP) — Les frappes américaines menées dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier 2026 contre le Venezuela, notamment sur Caracas, se sont déroulées alors que les systèmes d’alerte ne fonctionnaient pas, a affirmé à TASS Ivan Pavlov, un ressortissant russe résidant dans la capitale vénézuélienne.
Selon son témoignage, les attaques ont commencé de nuit, incluant des tirs de roquettes et des frappes depuis des hélicoptères. « Une attaque de missile a également visé la tombe d’Hugo Chávez à Caracas », a-t-il déclaré.
Ivan Pavlov a souligné l’absence totale de signalement à la population.
« Les sirènes ne se sont pas déclenchées. Les systèmes d’alerte étaient hors service au moment de l’attaque », a-t-il indiqué, ajoutant que le fonctionnement de la défense aérienne restait incertain.
« Elle semblait agir par endroits, mais rien n’est sûr. À la télévision, le silence règne toujours », a-t-il souligné.
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Ivan Gil Pinto, a accusé les États-Unis d’avoir frappé des installations civiles et militaires, qualifiant ces actions d’agression militaire. Les autorités ont décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire.
Le président américain Donald Trump a confirmé que les États-Unis avaient mené des frappes de grande envergure contre le Venezuela, affirmant que le président Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés puis expulsés du pays.
La situation demeure confuse à Caracas, où l’absence de communications officielles et la défaillance des systèmes d’alerte ont accru l’incertitude au sein de la population.
(AIP)
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