Béoumi, 04 jan 2025 (AIP)- Quatre villages et cinq chefs de village de la sous-préfecture de Béoumi ont été distingués, samedi 03 janvier 2025, lors de la première édition du concours d’excellence Yua Koffi, initié par le sous-préfet de Béoumi, Bézème Michaël.
Selon le sous-préfet de Béoumi, ce concours, dénommé « Prix d’excellence Yua Koffi », du nom du président de la Cour de cassation, vise à primer le village le plus propre et les meilleurs chefs de village de la sous-préfecture. Il a indiqué que ces concours contribuent à la cohésion sociale, au développement des villages, au renforcement de l’autorité du chef de village, à l’amélioration de la gestion des affaires villageoises et à l’implication des mutuelles et des cadres dans les actions de développement local.
Pour le concours du village le plus propre, les critères de sélection ont porté sur la propreté générale du village, l’absence de divagation des animaux, l’ouverture des voies et des rues, l’entretien de la voirie, l’absence d’immondices, d’herbes et de gravats dans les rues, l’absence de défécation à l’air libre, l’existence d’un comité de nettoyage fonctionnel, la gestion des ordures ménagères et des eaux usées, ainsi que la présence d’arbres, d’espaces verts ou de réserves florales entretenus.
Sur les sept villages présélectionnés, quatre ont été retenus par le jury. Il s’agit, par ordre de mérite, d’Akadiafouè, classé premier, Fitabro, deuxième, Niambrun, troisième, et Diéviéssou, quatrième. Les villages primés ont reçu des bouettes, des poubelles, des téléviseurs à écran plasma et du matériel d’assainissement.

Le second volet du concours a concerné la distinction des meilleurs chefs de village. Les critères de sélection ont porté sur le respect de la hiérarchie administrative et coutumière, l’obligation de loyauté et de rendre compte, l’assiduité aux réunions, le respect des instructions de la hiérarchie, la probité, la moralité, la transparence dans la gestion des affaires du village, la capacité à régler les conflits et à maintenir la cohésion sociale, le leadership, l’aptitude à affirmer son autorité et l’absence de plaintes fondées contre le chef ou sa gestion.
À l’issue de l’évaluation, cinq chefs de village ont été distingués. Il s’agit de Nanan Kouamé Kouassi Bernard, chef du village de Souafouè Kan, classé premier, Nanan Kouassi Kouassi Kan Dominique, chef du village de Sôlô, classé deuxième, Nanan Konan Djaha, chef du village de Bélakro, classé troisième, Nanan Ahoutou Kouadio, chef du village de Koumambo, classé quatrième, et Nanan Douffi Kouadio Jules, chef du village de Mangrékan, classé cinquième.
Les lauréats ont reçu, par ordre de mérite, des récompenses financières de 260 000 francs CFA, 240 000 francs CFA, 220 000 francs CFA, 200 000 francs CFA et 180 000 francs CFA, ainsi qu’un diplôme de participation chacun.
Parrain de la cérémonie, le président de la Cour de cassation, Yua Koffi, a félicité le sous-préfet de Béoumi pour l’initiative et le préfet du département, Traoré Imelda, pour le soutien apporté à l’organisation de cette première édition. Il a indiqué que cette action contribue à instaurer une dynamique de compétition entre les villages en vue de leur développement. Il a salué l’autorité des chefs de village et a invité les populations, en particulier les jeunes cadres, à respecter les chefs coutumiers. Il a également exhorté les mutuelles de développement à s’impliquer dans la vie des villages et a encouragé l’ensemble des localités à poursuivre les actions d’assainissement et de salubrité. Il a réaffirmé son soutien au sous-préfet de Béoumi et a présenté ses vœux pour l’année 2026.
Prenant la parole au nom des récipiendaires, le chef du village de Souafouè Kan, Nanan Kouamé Kouassi Bernard, a exprimé sa reconnaissance aux autorités administratives et coutumières ainsi qu’aux populations pour leur accompagnement tout au long du processus ayant conduit à ces distinctions.
(AIP)
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