Abidjan, 05 jan 2026 ( AIP)- La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exhorté dimanche 4 janvier 2026, les États-Unis à « cesser leurs menaces » d’annexer le Groenland, après de nouveaux propos de Donald Trump ravivant les craintes autour des ambitions américaines sur ce territoire autonome du royaume du Danemark.
Ces inquiétudes ont été renforcées par une publication sur le réseau social X de Katie Miller, épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller. Samedi, elle a diffusé une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain, accompagnée du mot « SOON » (« bientôt ») en lettres capitales.
Ancienne conseillère et porte-parole de la Commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge), alors dirigée par Elon Musk, Katie Miller travaille désormais pour le milliardaire dans le secteur privé.
Le contexte international alimente également les tensions. L’intervention militaire américaine récente au Venezuela, perçue comme motivée par l’intérêt de Washington pour les vastes ressources pétrolières du pays, a ravivé les craintes concernant le Groenland, convoité par Donald Trump pour ses richesses minières et sa position stratégique dans l’Arctique.
Interrogé par le magazine The Atlantic lors d’un entretien téléphonique sur les implications de l’opération au Venezuela pour le Groenland, le président américain s’est montré évasif, renvoyant ses partenaires à leur propre appréciation. « Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « mais nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense. »
Ces déclarations ont conduit Mette Frederiksen à sortir de sa réserve. Dans un communiqué publié dimanche soir, la cheffe du gouvernement danois a dénoncé les propos du président américain, appelant Washington à « mettre fin à ses menaces contre un allié historique, ainsi que contre un territoire et un peuple qui ont clairement indiqué qu’ils n’étaient pas à vendre ».
« Je dois le dire très clairement aux États-Unis : il est tout à fait absurde d’affirmer que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland », a-t-elle insisté.
(AIP)
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