Man, 06 jan 2025 (AIP)-À la veille du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 opposant la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, mardi 6 janvier 2026, l’atmosphère est particulière à Souamayé, village natal du sélectionneur des Éléphants, Faé Ermess, situé dans la localité de Facobly, à environ 7 km de Man, dans l’ouest ivoirien.
Dans ce paisible village, l’espoir et la fierté se lisent sur les visages. Parents, amis et connaissances de l’entraîneur ivoirien vivent intensément l’attente de cette rencontre décisive, qui pourrait ouvrir aux Éléphants les portes des quarts de finale.
Assis au milieu d’un attroupement d’habitants, tous, les yeux rivés sur un écran télé de petite taille qui éclaire difficilement la pénombre qui supplante à cette heure de la soirée, Mahan Jean, un sexagénaire de Soumayé, confie que tout le village est mobilisé.
« A Faé c’est un mot d’encouragement (…) que ce soit psychologiquement, matériellement ou autres choses, nous soutenons Faé. Nous avons foi qu’il va gagner ce match. La Côte d’Ivoire va gagner, Soumayé va gagner le match », a-t-il déclaré.
Même sentiment chez les jeunes, à l’image de Goué Rodolphe, de passage au village. « Ce match est très important certes mais nous avons la certitude que le Burkina Faso tombera sur le score de deux buts à zéro », a-t-il affirmé, tout en promettant de suivre la rencontre en groupe autour d’un écran.
Pour Goua Mamadou Bamba, ancienne gloire locale du football avec l’Association sportive des clubs de Man, ce duel entre Ivoiriens et Burkinabè a tout d’un classique sous-régional. « Ce sont deux équipes qui se connaissent bien. En phase à élimination directe, il faudra surtout de la discipline et de la concentration. La moindre erreur peut coûter cher », a-t-il analysé.
La rencontre de mardi sera la troisième confrontation entre les deux sélections en phase finale de la CAN. Les Éléphants et les Étalons s’étaient neutralisés (0-0) en 2010 en Angola, avant une victoire ivoirienne (2-0) en 2012 à Malabo, en Guinée équatoriale.
À Souamayé, au-delà de l’enjeu sportif, ce match revêt une dimension symbolique. Il incarne l’ascension d’un fils du terroir devenu entraîneur national et l’espoir de tout un village de le voir briller sur la scène continentale.
À quelques heures du coup d’envoi, Soumayé retient son souffle, uni derrière les Éléphants, avec la conviction que mardi soir, le destin de la Côte d’Ivoire et celui de son illustre fils pourraient une fois encore se rejoindre.
(AIP)
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