Abidjan, 10 jan 2025 (AIP)- Le Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes de Côte d’Ivoire (SYNAMKCI) demande aux autorités de contribuer à la création d’un Ordre national des masseurs kinésithérapeutes afin de voir leur “noble profession” se doter enfin de son institution ordinale, début de sa reconnaissance et de son autonomie.
Le secrétaire général national du SYNAMKCI, Aubin Damien Obin, a fait ce plaidoyer le jeudi 8 janvier 2026 à Abidjan, lors d’un entretien avec l’AIP.
Pour le leader syndical, la valorisation définitive de la profession de masseurs kinésithérapeutes passe impérativement par la création d’un Ordre national.
Depuis quatre ans, le Syndicat se bat pour que la kinésithérapie sorte du flou réglementaire. Si des acquis salariaux et académiques ont été obtenus, l’absence d’un Ordre professionnel reste, selon son secrétaire général national, une porte ouverte à tous les abus.
« On ne s’improvise pas kinésithérapeute après une formation de trois ans de théorie et pratique à l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS). C’est une question de sécurité publique », a martelé M. Obin, saluant le leadership de la directrice centrale de l’INFAS, Meliane N’Dathz épouse Sanogo.
Selon le secrétaire général national du SYNAMKCI, l’Ordre aura pour mission de vérifier la validité des diplômes et d’octroyer les licences d’exercice, garantissant ainsi que chaque patient ivoirien soit entre les mains d’un expert certifié.
Au-delà de la surveillance des diplômes, l’Ordre national des masseurs-kinésithérapeutes viserait à doter la profession d’un code d’éthique et de déontologie strict. Ce cadre permettra de sanctionner les manquements professionnels et de protéger les praticiens intègres.
« Nous avons obtenu des avancées sur le plan social, mais l’Ordre est le socle juridique qui rendra ces acquis pérennes. C’est l’ultime étape de notre reconnaissance nationale », a conclu le secrétaire général national du SYNAMKCI.
(AIP)
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