Abidjan, 16 jan 2026 (AIP) – Un accord international majeur visant à préserver la biodiversité marine dans les eaux internationales et les fonds marins entre en vigueur le samedi 17 janvier 2026, marquant une avancée historique pour la gouvernance des océans.
Après près de 20 ans de négociations, le traité, officiellement dénommé Accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ), devient juridiquement contraignant pour les États parties.
Adopté sous l’égide des Nations Unies, l’accord couvre les zones océaniques situées au-delà des eaux territoriales, communément appelées haute mer, ainsi que les fonds marins internationaux. Ces espaces représentent plus des deux tiers de la surface des océans et plus de 90 % du volume total des habitats de la planète, en raison de la profondeur des mers.
Le traité BBNJ ambitionne de transformer la haute mer en un espace géré durablement, au bénéfice de l’humanité entière. Il s’agit du premier instrument juridiquement contraignant sur les océans à intégrer une gouvernance inclusive, prévoyant notamment la participation des peuples autochtones, des communautés locales et la prise en compte de l’égalité de genre.
Selon les experts, l’accord contribuera à répondre à la « triple crise planétaire » liée au changement climatique, à la perte de biodiversité et à la pollution. Il complète et renforce la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, en comblant ses lacunes et en adaptant la gestion des océans aux défis contemporains et aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
L’entrée en vigueur du traité intervient 120 jours après sa ratification par au moins 60 pays. À ce jour, plus de 80 États, dont la Chine, la France, l’Allemagne, le Japon et le Brésil, l’ont ratifié. D’autres grandes économies, telles que les États-Unis, l’Inde et le Royaume-Uni, l’ont signé sans encore achever le processus de ratification, tandis que la Russie n’y a pas adhéré.
Malgré ces réserves, les négociateurs se disent confiants. La mise en œuvre effective du traité et l’adhésion progressive d’autres pays seront déterminantes pour assurer la protection durable des océans et des écosystèmes marins pour les générations futures.
(AIP)
cmas

