Abidjan, 16 jan 2026 (AIP) – Les Casques bleus des Nations Unies opérant au Liban et en Syrie font face à des défis croissants dans le maintien de la paix, confrontés à des violations fréquentes des lignes de cessez-le-feu, à des tensions militaires et à des contraintes financières persistantes, a alerté Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix.
Lors d’une tournée dans la région, M. Lacroix a dressé un constat « difficile et dangereux », marqué par la destruction des villages, le déplacement des civils et la multiplication des incidents impliquant l’armée israélienne au Sud du Liban, a rapporté l’ONU le vendredi 16 janvier 2026.

« La fréquence de ces incidents a été très élevée et a augmenté. Un certain nombre d’entre eux auraient pu avoir des conséquences tragiques pour nos Casques bleus », a-t-il souligné, rappelant que la sécurité des soldats de la paix n’est pas négociable.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), déployée depuis 1978, continue d’encadrer le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah et de soutenir l’armée libanaise. Malgré une coopération qualifiée d’« excellente » avec les autorités locales, les 10.000 soldats de la paix doivent composer avec un contexte sécuritaire dégradé et des moyens réduits en raison de contributions financières insuffisantes de certains États membres.
À l’Est, sur le plateau du Golan syrien, la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) opère dans un environnement complexe, avec une présence militaire israélienne non prévue dans la zone de séparation, compliquant la mission de médiation et de protection des civils.
Parallèlement, les équipes de l’ONU s’emploient au déminage au Liban, en Syrie, ainsi qu’à Gaza et en Cisjordanie, où les besoins humanitaires restent considérables.
Jean-Pierre Lacroix a réaffirmé la détermination de l’ONU à maintenir ses missions et à protéger ses Casques bleus, tout en soutenant les populations civiles et en facilitant le dialogue entre les parties. « Derrière les mandats et les lignes de cessez-le-feu, notre rôle est de préserver la paix là où elle vacille », a-t-il conclu.
(AIP)
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