Bouaké, 17 jan 2026 (AIP)- Une délégation de l’Union des journalistes de Bouaké (UJB) a effectué, vendredi 16 janvier 2026, une visite de terrain sur le site du projet de reboisement forestier initié par cette organisation à Agbakro, localité située à environ 7 km de Diabo et à près de 18 km à l’ouest de Bouaké.
Cette visite, conduite par le président de l’UJB, Soro Korona, s’inscrivait dans le cadre du suivi du projet de reboisement lancé le 19 juin 2024. Le projet porte sur la création d’une plantation de tecks sur une superficie d’un hectare, avec l’appui technique du cantonnement des Eaux et Forêts de Botro, en vue de contribuer à la reconstitution du couvert forestier national.
Selon M. Soro, cette initiative vise à participer à la lutte contre la déforestation en Côte d’Ivoire, où le couvert forestier est passé d’environ 16 millions d’hectares en 1960 à 2,97 millions d’hectares aujourd’hui, dont 517 000 hectares de forêt primaire.
À l’issue de la visite, le président de l’UJB a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution des plants. Il a indiqué que, malgré le déficit pluviométrique enregistré au cours de l’année 2025, les plants de teck poursuivent leur croissance. Il a relevé l’existence de zones où certains plants n’ont pas évolué de manière satisfaisante, précisant que des démarches seront entreprises auprès des services des Eaux et Forêts pour procéder à leur remplacement.
M. Soro a également insisté sur la nécessité d’assurer l’entretien permanent du site afin de favoriser le développement des plants. Il a fait observer que les plants situés dans les zones exploitées pour les cultures vivrières présentent une croissance supérieure à deux mètres, tandis que ceux se trouvant dans les parties envahies par les herbes sauvages n’atteignent pas, pour la plupart, plus de dix centimètres.
L’objectif du projet, a-t-il expliqué, est d’inciter les populations rurales d’Agbakro à adopter des pratiques de reboisement pour faire face aux effets du dérèglement climatique, notamment la hausse des températures, la baisse de la pluviométrie et les feux de brousse, qui ont un impact sur les productions agricoles. Il a souligné que le reboisement constitue une réponse aux changements climatiques et a invité les populations locales à s’approprier le projet afin de faire d’Agbakro un village de référence en matière de reboisement dans la région de Gbêkê.
Le projet de l’UJB intègre également une dimension économique et sociale. Il prévoit la mise en culture de spéculations vivrières telles que le haricot, le soja et le maïs, destinées à approvisionner gratuitement la cantine de l’école primaire du village. À terme, les femmes de la communauté seront autorisées à exploiter la parcelle reboisée pour la production de cultures vivrières destinées à la commercialisation, à leur profit.
Selon les responsables du projet, la parcelle reboisée sera rétrocédée au village d’Agbakro dans un délai de deux à trois ans, afin d’assurer la pérennité de l’initiative et l’implication durable des populations locales dans la gestion du site.
(AIP)
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