Abidjan, 18 jan 2026 (AIP)- Le chef du village d’Ehuikro, Nanan N’goran Koffi André, a lors d’une interview avec l’AIP, vendredi 16 janvier 2026, plaidé auprès des autorités et partenaires, pour l’extension du réseau électrique de son village, considérée comme une priorité pour sécuriser les installations, réduire les branchements anarchiques et améliorer les conditions de vie de sa communauté en 2026.
Parmi les préoccupations majeures figure l’extension du réseau électrique. Le chef de village a indiqué que des poteaux ont déjà été attribués à Ehuikro à l’issue d’une rencontre avec le corps préfectoral. Il souhaite désormais faire le point avec les autorités sur leur nombre exact et engager leur installation. « Cette extension est indispensable pour réduire les branchements anarchiques, qui constituent un réel danger pour les populations », a-t-il souligné.
Dans le domaine de l’eau potable, Ehuikro a reçu une première dotation de 600 mètres de tuyaux, alors que 1 000 mètres avaient été initialement annoncés. La communauté sollicite donc l’octroi des 400 mètres restants, voire davantage, pour desservir toutes les habitations. En tant que village abritant la source d’eau, elle espère également une attention particulière sur les conditions d’attribution des compteurs.
La réhabilitation de l’école, notamment de la maternelle, reste également une priorité. Le chef de village a rappelé les échanges engagés avec le maire de Bongouanou et souhaite que cette promesse soit suivie d’effets afin de maintenir ce besoin parmi les priorités communales.
Sur le plan social, Nanan N’goran Koffi André a plaidé pour une dotation en chaises au profit de la chefferie, dont le mobilier existant, hérité de son prédécesseur, est fortement détérioré. « Une chefferie doit pouvoir accueillir dignement ses hôtes », a-t-il insisté.
Il a également, attiré l’attention sur la faiblesse du réseau de communication. Bien qu’une antenne ait été installée à proximité, sa portée reste insuffisante. Il sollicite l’intervention des sociétés de téléphonie pour relever ou repositionner l’équipement afin d’assurer une couverture efficace. « À certains moments, nos communications sont aussi difficiles que dans un campement isolé, alors que nous sommes à l’entrée de la ville de Bongouanou », a-t-il regretté.
Ces doléances, selon Nanan N’goran Koffi André, constituent les priorités pour le début de l’année 2026 et visent à améliorer durablement les conditions de vie des populations d’Ehuikro.
(AIP)
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