Niakara, 19 jan 2026 (AIP) – La victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), disputée dimanche 18 janvier 2026, à Rabat (Maroc), a suscité de vives réactions au sein de l’opinion sportive à Niakara (Centre-nord ivoirien région du Hambol), a constaté l’Agence ivoirienne de presse (AIP).
Au-delà du sacre des Lions de la Teranga, cette rencontre tendue, mais très disputée, a été marquée par un incident de jeu et des décisions arbitrales controversées, ravivant le débat sur le fair-play et l’image du football africain. À l’issue du match, l’AIP a recueilli les impressions de supporters des deux équipes finalistes, dont les avis traduisent une profonde division.
Pour Abdoulaye Sarr, supporter sénégalais rencontré à Niakara, « la victoire est méritée sur le plan du résultat, mais le comportement autour du match laisse un goût amer. Le football africain doit grandir et cela passe par le respect des décisions arbitrales, même quand elles sont difficiles à accepter ».
Un point de vue partagé par Aïcha Koné Lotchoh (31 ans), supportrice de l’équipe du Maroc, qui déplore une finale ternie par les polémiques.
« Cette finale aurait dû être une fête du football africain. Malheureusement, les contestations et les tensions ont pris le dessus. Le fair-play est essentiel, surtout à ce niveau de compétition », a-t-elle estimé, appelant joueurs et encadrements techniques à plus de responsabilité.
De son côté, Olivier Ouattara Zana, observateur sportif résidant à Niakara, a salué l’attitude de certains acteurs sur le terrain, malgré un contexte électrique.
« Il faut reconnaître le professionnalisme de Sadio Mané, qui a su garder son calme, ramener ses coéquipiers sur la pelouse et rester concentré sur le jeu. Ce sont ces attitudes exemplaires qui doivent inspirer la jeunesse africaine et préserver la crédibilité de nos compétitions », a-t-il souligné.
Ces amateurs du football à Niakara se sont également exprimé sur les choix techniques, notamment du côté marocain, où la tentative de panenka de Brahim Diaz, lors d’un moment décisif. Tous ont uniquement jugé le choix de l’attaquant marocain risqué. Pour plusieurs supporters de l’équipe du Maroc à Niakara, cette décision illustre l’importance de la lucidité et de la maîtrise émotionnelle dans les grands rendez-vous.
Au final, si le Sénégal inscrit une nouvelle ligne à son palmarès continental, cette finale relance surtout la réflexion sur la nécessité de promouvoir le fair-play, le respect des règles et des acteurs du jeu, afin de renforcer l’image et la crédibilité du football africain sur la scène internationale.
(AIP)
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