Abidjan, 19 jan 2026 (AIP) –Le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, élu le 17 janvier 2026 avec 84,98% des voix, appelle à consolider les institutions ivoiriennes pour ancrer la stabilité nationale, dans un contexte mondial marqué par des crises géopolitiques, économiques et technologiques.
« La stabilité n’est jamais un acquis », a déclaré M. Achi lors de son discours inaugural, citant les ruptures mondiales, la concentration des richesses, les tensions alimentaires et les mutations numériques qui redessinent le travail et la production. Ces défis imposent des institutions solides, une responsabilité des dirigeants et la confiance des peuples, a-t-il insisté.
Depuis 2011, la Côte d’Ivoire a choisi la stabilité politique, économique et institutionnelle, avec l’Assemblée nationale comme pilier central. Pour la législature 2026-2030, Patrick Achi veut un Parlement « fort et vigilant », assurant prévisibilité publique et protection contre les turbulences régionales et mondiales.
Son prédécesseur d’Achi au perchoir, Adama Bictogo, a salué son « frère » pour une élection sereine, lui souhaitant « pleine réussite » dans cette mission républicaine.
Fort de son passé de Premier ministre, le nouveau chef de l’Assemblée nationale devra moderniser le règlement intérieur, renforcer le contrôle parlementaire et favoriser le dialogue multipartite.
Plaçant la législature 2026-2030 sous le signe de la transformation économique et sociale, le président Achi a rappelé que le projet pour une Grande Côte d’Ivoire repose sur des investissements stratégiques dans le capital humain, la modernisation de l’agriculture, l’industrialisation et la transformation locale des ressources. Il a souligné le rôle décisif du Parlement dans la concrétisation de ces ambitions, insistant sur le fait que sans lois justes et durables, aucune transformation réelle n’est possible. Le renforcement du système de santé, la modernisation des infrastructures et la réduction des inégalités sociales et territoriales figurent également parmi les priorités.
Selon Patrick Achi, la législature doit servir de cadre légal et institutionnel permettant à la croissance économique de se traduire en prospérité partagée, et à la Côte d’Ivoire d’atteindre le statut de nation à revenu intermédiaire supérieur.
(AIP)
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