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Abidjan, 20 jan 2026 (AIP) – Le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA) a réaffirmé son engagement à soutenir le développement durable de la filière anacarde en Côte d’Ivoire, notamment à travers la maîtrise de la volatilité des prix et l’accélération de la transformation locale, a indiqué son ingénieur agronome chargé des programmes anacarde, Nonkpin Eman.

S’exprimant le mardi 20 janvier 2026 dans une interview accordée à l’AIP, en marge de l’ouverture de la 6e édition des Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI), M. Nonkpin a souligné que cette édition revêt un enjeu particulier pour la filière. « Cette année, nous nous intéressons beaucoup plus à la volatilité des prix afin de sauvegarder les revenus des producteurs », a-t-il expliqué.

Selon lui, le FIRCA, en tant qu’acteur majeur du financement de la recherche agricole et du développement durable des filières, entend renforcer son implication dans la filière anacarde, notamment sur les questions de transformation. À ce titre, il a relevé les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire dans la transformation locale des noix de cajou.

« Aujourd’hui, nous approchons l’objectif fixé par l’État depuis 2013, qui est de transformer au moins 50% de la production nationale. En 2025, nous avons atteint un taux de transformation de 43% », a-t-il précisé.

Toutefois, a-t-il nuancé, l’augmentation continue de la production nationale impose une révision permanente des capacités de transformation. La production de noix de cajou a dépassé 1,5 million de tonnes en 2025, avec des prévisions estimées à environ 1,6 million de tonnes en 2026. « Si nous devons transformer 50%, il faut se préparer à transformer au moins 750 000 tonnes au niveau local », a insisté M. Nonkpin.

Il a rappelé que cet objectif constitue un engagement stratégique du gouvernement ivoirien, poursuivi de manière constante depuis plus d’une décennie, en vue d’améliorer les revenus des producteurs et de renforcer la compétitivité de la transformation locale.

Abordant l’intérêt du FIRCA pour les JNEC-CI, l’ingénieur agronome a indiqué que l’exportation des noix brutes de cajou demeure une source essentielle de ressources pour la filière. « Les ressources que le FIRCA reçoit proviennent de la quantité de noix exportées », a-t-il dit, insistant sur l’intérêt de transformer localement une partie de la production, mais aussi, à en exporter pour que la filière puisse financer son développement.

Les Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire, organisées par l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI) en partenariat avec le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, se tiennent sur deux jours à l’hôtel Radisson Blu de Port-Bouët, sous le thème “Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu aux producteurs de noix de cajou et une transformation plus compétitive en Côte d’Ivoire ?”. Le FIRCA figure parmi les sponsors officiels de cette rencontre.

(AIP)

cmas

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