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Abidjan, 20 jan 2026 (AIP) – Le président de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI), Alex N’Guettia, a souligné le rôle central de l’exportation des noix brutes de cajou dans le développement durable de la filière anacarde, tout en appelant à une meilleure articulation avec l’ambition nationale de transformation locale.

M. N’Guettia s’exprimait le mardi 20 janvier 2026, lors de la cérémonie d’ouverture de la 6ᵉ édition des Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI), organisée à l’hôtel Radisson Blu de Port-Bouët, à Abidjan, en présence de représentants du corps diplomatique, d’institutions nationales et internationales, ainsi que d’acteurs de la filière.

Rappelant les réformes engagées depuis 2013 par l’État de Côte d’Ivoire, le président de l’AEC-CI a salué la mise en place d’une gouvernance moderne, transparente et inclusive, qui a permis de faire de la transformation locale un pilier du développement économique et industriel du pays. Il a relevé que les exportateurs de cajou ont pleinement adhéré à cette vision stratégique et s’y sont engagés avec conviction.

Selon lui, des progrès notables ont été enregistrés, notamment l’augmentation des capacités de transformation locale, la montée en compétence des acteurs, la création d’emplois et le renforcement de la position géostratégique de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial de l’anacarde. Toutefois, a-t-il nuancé, l’exportation demeure aujourd’hui encore le principal soutien de l’ensemble de la chaîne de valeur.

« L’exportation reste comparable à une bougie qui se consume pour éclairer le chemin, notamment celui de la transformation », a-t-il déclaré, estimant que le rôle de l’exportateur constitue un véritable sacrifice consenti au profit de toute la filière. Il a insisté sur la nécessité pour les exportateurs d’assumer cette mission avec intégrité, engagement et responsabilité.

C’est dans cette optique que la 6ᵉ édition des JNEC-CI est placée sous le thème “Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu aux producteurs de noix de cajou et une transformation plus compétitive en Côte d’Ivoire ?”.

Pour Alex N’Guettia, ce thème met en évidence un constat clair: si la transformation locale est stratégique pour l’économie nationale, sa mise en œuvre repose encore largement sur une politique d’exportation efficace et structurée.

En conclusion, Alex N’Guettia a réaffirmé que l’avenir de l’anacarde ivoirienne repose sur la transformation locale, laquelle nécessite, dans l’immédiat, un soutien fort et assumé à l’exportation. Il a appelé à une complémentarité renforcée entre les différents maillons de la chaîne de valeur, estimant que seule une action collective et solidaire permettra de réussir la transformation nationale de la filière.
(AIP)
cmas

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