Abidjan, 21 jan 2026 (AIP) – La Confédération des organisations de victimes des crises ivoiriennes (COVICI) renforce, depuis lundi 19 janvier 2026 à Dabou, les capacités des travailleurs sociaux, notamment les pairs-éducateurs et les assistants sociaux, sur l’utilisation du manuel en santé mentale et soutien psychosocial (SMSPS) destiné à la prise en charge des personnes vulnérables, y compris les victimes des différentes crises survenues en Côte d’Ivoire.
Selon une note d’information transmise à l’AIP, ce projet, qui bénéficie du soutien du Fonds d’héritage pour la justice transitionnelle en Afrique (ATJLF), vise à doter les intervenants sociaux d’outils adaptés afin d’assurer un accompagnement efficace des victimes vulnérables, à travers l’écoute, le suivi et le référencement, en vue de les aider à surmonter les troubles post-traumatiques consécutifs aux violences subies.
Les sessions de formation sont animées par la psychologue clinicienne, certifiée en prise en charge du traumatisme, Koffi Judyth. Au total, 30 participants, majoritairement des travailleurs sociaux venus d’Abidjan, Bouaké, Daloa, Duékoué, Korhogo, San Pedro et Sassandra, prennent part à cet atelier.
Le président de la COVICI, Kanté Lassina, a rappelé que sa structure, avec l’appui technique et financier de partenaires nationaux et internationaux, s’est engagée activement depuis sa création dans le rétablissement de la paix et la promotion de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire, à travers diverses actions, notamment la prise en charge psychosociale des victimes.
À cet effet, depuis février 2020, la COVICI collabore étroitement avec les initiatives de l’ATJLF qui visent à offrir aux victimes, aux groupes marginalisés et aux communautés affectées par les conflits, les moyens d’accéder à la responsabilité, à la justice, à la réparation, à la réconciliation et à une paix durable.
M. Kanté a réaffirmé l’engagement de son organisation à poursuivre l’accompagnement des victimes et à les sensibiliser à la non-violence, dans l’attente des résultats de son plaidoyer auprès du gouvernement et des partenaires internationaux. Il a, par ailleurs, exprimé sa profonde gratitude à l’équipe du projet ainsi qu’aux pairs-éducateurs pour le travail remarquable déjà accompli, eux qui ont assuré la mise en œuvre du projet durant 16 mois à Abidjan, Bouaké, Daloa, Korhogo et San Pedro.
La formation prendra fin ce vendredi.
(AIP)
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