Tiassalé, 26 jan 2026 (AIP) – La ville de Tiassalé a accueilli, mardi 22 janvier 2026, une session conjointe du Comité consultatif d’éthique (CCE) de la Police nationale, consacrée à la responsabilité parentale face aux problématiques de la drogue et de la délinquance juvénile.
Situant le cadre et le contexte de cette rencontre, le coordonnateur national du Comité consultatif d’éthique, le commissaire de police de deuxième classe Koffi Nangui Marius, a rappelé que le CCE constitue un cadre d’échanges et de concertation entre la police et les populations, en vue d’aborder les questions liées à la sécurité des personnes et des biens.
Le commissaire Kouassi Lazare, du commissariat de Sikensi, a insisté sur le rôle essentiel que doivent jouer les parents aux côtés de la police afin de juguler ce fléau.
Selon lui, leur responsabilité s’exerce principalement dans l’éducation de leurs enfants. Outre l’inculcation des valeurs morales et civiques, les parents doivent veiller au contrôle des fréquentations de leurs progénitures, sans pour autant faire preuve d’un excès de permissivité.
Intervenant à son tour, le commissaire Ouattara Abdoul Aziz, du commissariat de Grand-Lahou, a plaidé pour une affirmation rigoureuse de l’autorité parentale.
Il a également invité les parents confrontés à des comportements déviants de leurs enfants à solliciter l’appui des services de police, soit pour un accompagnement éducatif, soit pour une orientation vers des centres de réinsertion. Il a par ailleurs appelé au renforcement de la législation en vigueur en matière de drogue et de délinquance, afin de sanctionner plus sévèrement les trafiquants et les vendeurs de drogue.
Représentant le préfet de police d’Abidjan, le commissaire divisionnaire Olivier Dosso a souligné que la réussite de ces actions repose sur une collaboration franche et sincère entre les populations et la police.
Il a salué l’organisation de cette session conjointe, qui a réuni cinq commissariats relevant du district de police de Dabou, et a rappelé que le Comité consultatif d’éthique constitue un instrument mis à la disposition des populations, appelées à travailler en parfaite intelligence avec leur police, notamment à travers la transmission d’informations utiles à la sécurité publique.
Les échanges avec les participants ont permis de rassurer les populations sur la confidentialité des informations communiquées à la police, ainsi que sur la distinction entre la consommation et la vente de drogues au regard de la législation en vigueur.
Le sous-préfet de Tiassalé, Assalé Essé, et le représentant du maire de Tiassalé, François Boti Bi, ont salué cette initiative, tout en invitant les populations à traduire concrètement le concept de police de proximité.
(AIP)
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