Abidjan, 27 jan 2026 (AIP)- L’ intersyndicale des ministères de l’ Éducation nationale, de l’ Alphabétisation, de l’ Enseignement technique, de la Formation professionnelle et l’ Apprentissage (IS-MENA/ETFPA), plaide pour le respect strict de la liberté syndicale, garantie par la législation nationale et les instruments internationaux ratifiés par la Côte d’Ivoire.
Le porte parole principal de l’Intersyndicale, David Bli Blé a interpellé le nouveau ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique, Koffi N’Guessan, lors d’un point de presse animé dimanche 24 janvier 2026, au siège de leur organisation syndicale sis à Abidjan-Cocody.
” Nous voudrions que la liberté syndicale soit respectée au sein du nouveau ministère de l’ Éducation nationale, de l’ Alphabétisation et de l’ Enseignement Technique”, a décalé M. Bli. À l’ en croire, depuis la période d’accalmie datant du mois d’ avril 2025 jusqu’aujourd’hui, les responsables syndicaux font face à une opération de restriction de la liberté syndicale allant de la prise de limitation de la liberté syndicale aux mutations “abusives” à l’ encontre d’une soixantaine de responsables syndicaux, en faisant fi de la réglementation en vigueur.
” Toutes ces manœuvres orchestrées ont pour objectif de museler les responsables syndicaux. Nous venons ainsi, au nom de l’ IS-MENA/ETFPA, exprimer notre ras-le-bol face à ces agissements”, a t-il dit.
Le porte-parole de l’Intersyndicale des enseignants, a profité de cette occasion, pour rappeler que depuis la dernière grève initiée pour la prime d’ incitation et également le respect de la liberté syndicale, l’ IS-MENA/ETFPA a fait le choix du dialogue constructif et productif, suite aux échanges engagés avec les autorités administratives avec qui ils se sont inscrits dans une logique d’ apaisement.
C’est pourquoi, Bli Blé David a demandé la suspension de toutes les sanctions liées aux mutations contestées, l’annulation des décisions, la réintégration morale des enseignants frappés par ces décisions. ” Pour la paix sociale, nous appelons nos autorités gouvernementales à la vigilance afin que cesse la maltraitance dont les enseignants et les syndicalistes sont victimes de la part de la direction des ressources humaines du ministère de l’ Éducation nationale”, a t il insisté.
(AIP)
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