Abidjan, 27 jan 2026 (AIP) – La nomination d’un vice-Premier ministre ne viole aucune disposition de la Constitution ivoirienne, a affirmé le docteur en droit Guibessongui N’Datien Séverin, réagissant aux débats suscités par l’entrée de M. Téné Birahima Ouattara dans le gouvernement Beugré Mambé 2.
Dans une interview publiée dans le 47e numéro du journal d’informations générales “La Discipline”, pour la période allant du 27 janvier au 2 février 2026, le juriste précise que le seul poste ne pouvant avoir d’adjoint est celui de vice-Président de la République, en raison de son statut constitutionnel spécifique et de son rôle de successeur en cas de vacance du pouvoir.
Dr Guibessongui souligne qu’aucune disposition constitutionnelle n’interdit la désignation d’adjoints au Premier ministre ou aux ministres. À ce titre, l’article 81 de la Constitution prévoit que le gouvernement comprend le Premier ministre et les ministres, sans exclure des aménagements de rang ou de fonctions.
Comparant le poste de vice-Premier ministre à ceux de ministre d’État ou de ministre délégué, non explicitement mentionnés dans la Constitution mais admis par la pratique institutionnelle, Dr Guibessongui estime qu’il s’agit d’une structuration fonctionnelle et protocolaire de l’Exécutif.
Le juriste ajoute que le vice-Premier ministre dispose de compétences propres, notamment en matière de défense, ainsi que de compétences déléguées par le Premier ministre, pouvant aller jusqu’à la suppléance en cas d’absence.
Le gouvernement Beugré Mambé 2, dévoilé le 23 janvier 2026, deux jours après la reconduction du Premier ministre, comprend 34 ministres dont un vice-Premier ministre en charge de la Défense et deux ministres d’Etat, en l’occurrence Mmes Anne Désirée Ouloto et Kaba Nialé.
(AIP)
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