Gagnoa, 29 jan 2026 (AIP)- Le sous-préfet de Guepahouo (35 km de Oume), Olwald Dogo, a invité mercredi 29 janvier 2026, les fondateurs des établissements franco-arabes de sa localité, à se conformer à la législation en vigueur, seule condition pour bénéficier des subventions de l’Etat.
S’exprimant à l’occasion de la grande réunion d’échange et de prise de contact avec sa population, il a assuré les fondateurs que s’ils sont organisés, ils auront leurs codes, leurs Conseil de gestion (COGES) et l’Etat va financer leurs activités.
« Vraiment, je souhaiterais qu’à partir de l’année scolaire prochaine, quand on va dans vos écoles, on soit fier », a-t-il plaidé.
Aux fondateurs, enseignants, et parents d’élèves, le sous-préfet a rappelé que l’Inspecteur de l’enseignement primaire (IEP) de Guépahouo est à leur disposition pour les aider à se conformer à la réglementation en place. Il a précisé qu’il y a « même » un conseillé qui est dédié aux établissements franco-arabes. « Venez vers lui, n’hésitez-pas », a insisté le sous-préfet.
Le problème de ces établissements est leur progression dans l’informel, a révélé l’IEP de Guépahouo, Bah Francis. Assurant qu’il s’agit d’un manque d’information, il a expliqué que son inspection aide à ce que ces écoles soient régularisées et s’inscrivent dans la vision de l’Etat qui a mis en place les Structures islamique d’éducation (SIE).
Malheureusement, nombreux sont ces établissements qui manquent de commodités, où les enfants sont assis à même le sol, dit-il. En plus, l’accent n’est pas mis sur le français à l’école, et ceux qui enseignent les différentes matières manquent eux-mêmes de formation. « Avec cette première grande réunion, nous espérons que les choses vont progressivement changer », a soutenu M. Bah.
Présent à la rencontre, la nouvelle député de Oumé-Guépahouo, Lago Kouassi Flore, a encouragé les fondateurs de ces établissements dénommés Franco-Arabes, à se mettre en ordre par rapport au fonctionnement de l’Etat de Côte d’Ivoire.
« Si vous voulez bénéficier de l’argent du contribuable, conformez-vous aux règles de ce pays en termes de formation», a-t-elle recommandé. La parlementaire a lancé un appel à la communauté musulmane et aux chefs religieux musulmans, d’aider le Président Ouattara, dans sa vision d’une école pour tous, au bénéfice de tous les enfants de la Côte d’Ivoire.
La sous-préfecture de Guépahouo compte au moins 11 établissements franco-arabes dénombrés à ce jour, aux dires des autorités étatiques.
(AIP)
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