Abidjan, 31 jan 2026 (AIP) – L’Agence française de développement (AFD) a procédé, vendredi 30 janvier 2026 à Abidjan, à l’examen des réalisations et des acquis du projet Résilience des systèmes cotonniers du nord de la Côte d’Ivoire (RESCO), à l’occasion d’une réunion de bilan.
Cette rencontre, tenue au siège de l’Interprofession cotonnière (INTERCOTON), fait suite à une mission de terrain conduite dans le bassin cotonnier du 20 au 22 janvier 2026.
Le responsable d’équipe projet de l’AFD, Thierry Duplan, s’est félicité de la portée de cette mission. Elle a permis d’échanger avec des coopératives de producteurs, de constater l’état d’avancement des chantiers de réhabilitation des routes rurales, d’observer les essais menés par le Centre national de recherche agronomique (CNRA) sur l’introduction de nouvelles semences pour la filière coton, ainsi que de visiter la station de recherche de Bouaké, spécialisée dans le coton.
« Tout cela fait partie des réalisations du projet, mais ce n’en est qu’un aperçu, car de nombreuses activités sont prévues dans le cadre de RESCO et deux jours de mission sur le terrain ne suffisent pas pour tout couvrir », a-t-il indiqué.
Le chef de mission a rappelé que le projet, initialement prévu pour une durée de quatre ans, devait s’achever à la fin de l’année 2026. Toutefois, certaines activités ont connu un démarrage tardif, notamment la construction de l’usine de délintage à Korhogo ainsi qu’un projet d’accompagnement des organisations de producteurs.
Face à cette situation, une prolongation du projet d’une à deux années est envisagée afin de permettre l’achèvement de ces chantiers. M. Duplan a par ailleurs réaffirmé la satisfaction de l’AFD de collaborer étroitement avec l’État de Côte d’Ivoire en vue de l’émergence et du renforcement de la filière cotonnière.

De son côté, le directeur exécutif de l’INTERCOTON et coordonnateur du projet RESCO, Silué Siontiamma Jean-Baptiste, a exprimé sa gratitude au bailleur, l’AFD, pour son appui considérable en faveur des populations du bassin cotonnier. Il a précisé que le taux d’avancement des activités du projet dépasse 80 %.
« Nous avons pu atteindre un nombre important d’indicateurs. Toutefois, il convient de signaler que, au cours des trois dernières années, la filière a subi de fortes attaques de ravageurs, appelés jassides, ce qui a, dans une certaine mesure, compromis les résultats escomptés », a-t-il souligné.
Il a enfin plaidé auprès du bailleur pour le lancement d’une deuxième phase du projet, afin de consolider les acquis et de corriger les déséquilibres causés par les attaques de ces ravageurs.
(AIP)
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